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Chronique

COVID-19 : vaincre l’hésitation à prendre la dose de rappel

Une femme reçoit un vaccin.

En Alberta, les doses de rappel contre la COVID-19 sont accessibles en plusieurs endroits, dont des pharmacies.

Photo : Associated Press / Anupam Nath

J’ai pris récemment une dose de rappel du vaccin contre la COVID-19. Comme d’habitude, c’était aussi pour inciter mes proches à le faire, mais surmonter l’hésitation n’a pas été une tâche facile.

Se prêter à la vaccination ne suscite pas nécessairement l'enthousiasme. La dernière fois, les réactions ont été variées dans ma maisonnée.

Pour certains, les doses précédentes n’avaient entraîné aucun effet secondaire. D’autres ont dit avoir ressenti un malaise temporaire. D’autres ont rapporté un inconfort beaucoup plus durable.

J’ai attendu ce qui me semblait être le bon moment pour prendre ma dose de rappel et encore une fois, prêcher par l’exemple. Cette fois, j’ai dû composer avec des effets secondaires.

Mon organisme a réagi de façon plus virulente, avec quelques symptômes apparentés à ceux de la COVID-19 pendant deux jours, assez pour alimenter l’hésitation autour de moi.

L’inconfort était difficile à cacher, mais j’ai fait mon possible pour me rassurer moi-même et rassurer mes proches, parfois face à des nouvelles peu encourageantes dans les médias.

J’ai dû affronter des questions du genre : est-ce que ça vaut la peine, si des gens comme le président américain, Joe Biden, et sa femme n’ont pu éviter la COVID-19 alors qu’ils étaient pleinement vaccinés?

Ou : pourquoi le premier ministre du Québec, François Legault, sent-il le besoin de prendre sa dose de rappel en public, alors que ses homologues semblent avoir arrêté de parler du vaccin?

Je reste sensible aux arguments qui soulignent que le vaccin n’écarte pas toute possibilité de contamination, mais en réduit la gravité en renforçant la réponse immunitaire de notre corps.

Cela m’arme de courage pour dire à mes proches : Je ne vous oblige pas à aller prendre une dose de rappel, mais rien ne vous interdit d'accepter une telle explication

Je reconnais que l’état des connaissances sur la COVID-19, ses risques, sa prévention et son traitement continue d’évoluer.

Je préfère toutefois les assurances de la santé publique aux spéculations qui nourrissent les doutes et la peur. Je dois dire que la réponse dans ma famille, heureusement, s’annonce bonne.

Après des mois d’hésitation, mes parents sont allés prendre à leur tour leur dose de rappel. Je m’attends à ce que d’autres nous emboîtent le pas dans les jours ou les semaines qui viennent.

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