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Il y a un an, le pasteur Paul Mukendi échappait à la justice

Le pasteur, le doigt pointant le ciel, regarde ses fidèles

Paul Mukendi s'adresse à ses fidèles (archives).

Photo : Radio-Canada / FaceBook Ministère Paul Mukendi

Il y a un an cette semaine, le pasteur évangéliste Paul Mukendi, sous le coup d'une condamnation pour agressions sexuelles, omettait de se présenter au centre de détention pour y purger une peine totale de 10 ans de prison. Depuis, sa cavale se poursuit.

Le criminel en cavale a été reconnu coupable une première fois en juin 2019 de neuf chefs d’accusation. Il a été condamné en février 2020 à 8 ans de prison pour agressions sexuelles et voies de fait sur une mineure de 14 ans, des agressions qui remontent à 2002 et s’échelonnent jusqu’en 2014.

Après avoir porté sa cause en appel et essuyé un rejet de révision du verdict, Paul Mukendi devait se rendre aux autorités carcérales où son emprisonnement devait débuter le 20 août 2021, mais il a manqué à l’appel.

Pourtant, il avait convoqué une conférence de presse le 17 août 2021, au cours de laquelle il a assuré qu'il se remettrait entre les mains de la justice. Le prédicateur en avait profité pour clamer une nouvelle fois son innocence. « Je suis complètement innocent de tous les chefs d’accusation qu’on a portés contre moi » et « [j'ai reçu la nouvelle] comme une tonne de briques », a-t-il affirmé.

Mais au lieu de se présenter au centre carcéral, celui qui se décrit comme l’apôtre de Québec a pris la fuite deux jours avant le début de sa peine. Selon la police de Québec, il serait monté à bord d’un avion le 18 août, à l'aéroport Pearson, de Toronto. Il vivrait aujourd’hui libre comme l’air en République démocratique du Congo, son pays d’origine.

Il serait installé dans la capitale Kinshasa et demeure très actif sur les réseaux sociaux sur lesquels il invite ses fidèles à le rejoindre lors d’événements publics.

Un pasteur apposant la main sur une fidèle, retenue par un homme.

Le pasteur Paul Mukendi apposant les mains à une fidèle pendant une messe diffusée en direct sur les réseaux sociaux, le 18 août 2022.

Photo : Radio-Canada

Une deuxième condamnation

En décembre 2021, Mukendi est à nouveau condamné pour agression sexuelle d’une deuxième victime. Il a été reconnu coupable d’un viol commis en 2006 et devra purger deux années supplémentaires, ce qui porte à 10 ans sa peine d’emprisonnement.

Le deuxième procès a été marqué par l’absence du pasteur et de ses avocates qui se sont retirées de la cause.

Pendant ce temps, son épouse Carmen Mukendi est demeurée à Québec. Elle a été arrêtée en octobre 2021 par le Service de police de la Ville de Québec qui craignait de la voir prendre la poudre d’escampette comme son mari.

Quelques semaines plus tôt, Mme Mukendi avait été arrêtée pour harcèlement criminel et intimidation d’une personne du système judiciaire.

En plus de ces importants démêlés avec la justice, les ennuis de la famille Mukendi se poursuivent, notamment en raison d’importantes dettes hypothécaires contractées par l’épouse du fugitif.

Avec les informations de Marika Wheeler

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