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La C.-B. devance les autres provinces en matière de langues non officielles à la maison

L'enseigne d'un magasin de livres et disques dans le quartier chinois de Vancouver.

Le mandarin est la principale langue tierce parlée de façon prédominante à la maison à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Justine Beaulieu-Poudrier

De plus en plus de Canadiens utilisent une autre langue que le français ou l’anglais à la maison, la Colombie-Britannique enregistrant le plus haut pourcentage, selon les données du recensement de 2021 publiées mercredi par Statistique Canada.

Avec 17,1 % de sa population qui parle une langue tierce de façon prédominante à la maison, la Colombie-Britannique est classée première au pays en la matière. Elle devance ainsi l’Ontario, qui se situe à 15,7 %.

La Colombie-Britannique a la capacité d'accueillir et de garder ses immigrants. Les immigrants qui arrivent en Colombie-Britannique demeurent en Colombie-Britannique, explique Émilie Lavoie, analyste principale à Statistique Canada.

C’est toutefois à l’Île-du-Prince-Édouard qu’on enregistre la hausse la plus importante. La proportion de Prince-Édouardiens parlant une autre langue que le français ou l'anglais à la maison passe ainsi de 3,2 % à 6 % en 5 ans.

Depuis 2016, le nombre total de Canadiens parlant principalement une langue tierce à la maison s’est accru de 16 %, atteignant 4,6 millions en 2021.

Selon Émilie Lavoie, l'immigration joue un rôle clé dans cette évolution. On sait qu’en ce moment le facteur principal de l'augmentation démographique, c’est l’immigration : plus de personnes qui vivent de différents pays veut dire plus de diversité linguistique, explique-t-elle.

La proportion de Canadiens parlant une troisième langue chez eux est en d’ailleurs en hausse depuis 30 ans, avec une augmentation notable depuis 1991, au moment où les niveaux d'immigration ont commencé à croître.

Émilie Lavoie explique aussi cette hausse enregistrée par le recensement par la façon dont la question a été posée en 2021, car Statistique Canada a pris le temps, d’abord, de demander quelles étaient toutes les langues parlées à la maison. Ensuite il fallait préciser laquelle est la plus parlée. Cela a permis au recensement d’avoir des données plus précises sur la question.

Avancée du mandarin dans les métropoles

Pour les grandes villes, Vancouver est également première en matière de langue tierce parlée à la maison, à 27,6 %, devant Toronto, à 26,3 %.

Le mandarin est la principale langue tierce parlée de façon prédominante à la maison à Vancouver, avec 21 %, suivi du pendjabi avec 19 %. Le mandarin est aussi classé premier à Toronto alors qu’à Montréal, c’est plutôt l’espagnol et l’arabe.

À l’échelle du pays, plus d'un demi-million de Canadiens utilisent principalement le mandarin à la maison alors que plus d'un demi-million parlent le pendjabi.

« Les Asiatiques du Sud-Est sont une immigration à la hausse au pays, donc ceux qui parlent le pendjabi, et l'on sait que la Colombie-Britannique a une forte population d'origine chinoise, d'où la forte présence du mandarin. »

— Une citation de  Émilie Lavoie, analyste principale, Statistique Canada

On observe d’ailleurs une forte croissance pour le nombre de locuteurs de ces langues tierces ces dernières années.

Cela s’explique principalement par le fait que le quart des résidents permanents admis au pays entre mai 2016 et décembre 2020 étaient nés dans un pays de l’Asie du Sud et que un sur cinq était né en Inde. De plus, un résident permanent sur 10 était né en Chine, pays où est parlé le mandarin.

Le quart des Canadiens a une langue maternelle autre que le français ou l’anglais en 2021.

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