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Archives

Des métiers toujours pertinents : affûteurs et rémouleurs

Un couteau coupe un poivron rouge.

Les affûteurs de lames font toujours partie des métiers utiles dans notre société.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Une lame de couteau, de ciseau ou de patin mal aiguisée n’est guère utile. C’est pourquoi on a apprécié de tout temps le travail des affûteurs et des rémouleurs qui n’ont en rien perdu de leur pertinence, comme on peut le constater en regardant ces reportages d'archives.

Un résultat décevant

« Un couteau qui coupe vraiment, c’est un couteau qui a du mordant des deux côtés et […] qui est très doux. »

— Une citation de  Jean-Marie Dupuis, 2005

Marie-Josée Taillefer et Denis Gagné font évaluer le travail d'affûteurs sur une vingtaine de couteaux émoussés.

Le 28 septembre 2005, les animateurs de L’épicerie, Marie-Josée Taillefer et Denis Gagné, mènent une enquête sur l’entretien d’outils qui facilitent notre vie quotidienne : les couteaux et les ciseaux.

À l’époque, les affûteurs et rémouleurs qui proposaient d’aiguiser les lames de ces instruments étaient-ils fiables?

Pour réaliser l’enquête, L’épicerie a soumis 20 couteaux émoussés à 10 endroits d’affûtage différents dans la région de Montréal et fait vérifier les résultats par des spécialistes en aiguisage en milieu industriel.

Leur verdict est décevant.

Plus des deux tiers des couteaux aiguisés ne reçoivent pas la note de passage. En fait, ils sont juste bons à être réaffûtés.

Comment expliquer ce très mauvais résultat?

Selon un spécialiste consulté, le manque de formation pourrait expliquer cette situation.

Les deux animateurs concluent que si cette déficience peut être comprise, elle n’en demeure pas moins inexcusable, surtout lorsqu’on réclame plusieurs dollars pour l’affûtage d’une seule lame.

Un métier toujours d’actualité

Il serait faux de croire que le métier d’affûteur et de rémouleur fait partie des boulots d’autrefois.

En fait, plusieurs pratiquent encore ce métier dans les rues des grandes villes du 21e siècle, comme à Montréal.

Francis reddy nous amène à la rencontre de deux affûteurs, Thérèse Guillemette et André Brassard.

Le 8 juin 2010, l’animateur de l’émission Des kiwis et des hommes, Francis Reddy, nous amène rencontrer les affûteurs du camion mobile Andy : Thérèse Guillemette et André Brassard.

Le couple exerce le métier de rémouleur ambulant depuis trois ans.

Ensemble, ils sillonnent une partie du territoire de Montréal et de sa région signalant au moyen d’une cloche que c’est le moment ou jamais si on veut faire affûter ses lames.

C’est Thérèse Guillemette qui a appris à André Brassard l’art d’affûter les lames de couteaux.

Son père lui a tout d’abord appris à aiguiser les égoïnes, puis elle a étudié auprès d’un expert l’art d’affûter d’autres types de lames.

Les gens apprécient et attendent leur passage, affirme Thérèse Guillemette. 

Inutile de courir après le camion, Thérèse et André vont s’arrêter et stationner leur véhicule si vous leur dites que vous avez besoin de leurs services.

En 1996, affûter un couteau pouvait coûter de 4 $ à 7 $

Y a-t-il des conseils pour éviter qu’une lame de couteau ou de ciseau s’émousse?

Évitez de les laver au lave-vaisselle, recommande Thérèse Guillemette.

Utilisez aussi de l’eau savonneuse et ce qu’on appelle une queue de rat pour maintenir le tranchant, ajoute-t-elle.  

Vite sur ses patins

Reportage du journaliste Robert Frosi sur l'affûteur professionnel Jean-Pierre Riopel

Le 28 décembre 2019, le journaliste Robert Frosi nous propose un reportage au Téléjournal qui nous amène à la rencontre d’un affûteur un peu particulier.

Il s’agit de Jean-Pierre Riopel.

Le Québécois exerce une spécialité peu courante : affûteur professionnel de lames de patin.

Sa réputation est telle qu’il est sollicité à travers le monde par plusieurs patineurs artistiques de très haut niveau.

C’est le cas de Gabriella Papadakis et de Guillaume Cizeron.

Les patineurs artistiques français, cinq fois couronnés champions du monde et médaillés d’or aux Jeux olympiques de Pékin, considèrent Jean-Pierre Riopel comme un membre de leur équipe.

Une autre patineuse artistique de très haut niveau, la Canadienne Tessa Virtue, médaillée d’or des Jeux olympiques de Vancouver et de Pyeongchang, a aussi demandé de l’aide d’urgence à Jean-Pierre Riopel alors qu’elle était en Corée du Sud et lui… à Montréal.

L’œil avisé et l’expérience de Jean-Pierre Riopel lui ont permis, malgré l’énorme distance, de découvrir rapidement ce qui n’allait pas avec les patins de l’athlète et de faire remplacer le protège-lame, qui était défectueux.

Malgré son expertise, Jean-Pierre Riopel a toujours le trac lorsqu’il voit ses clients en compétition utiliser des patins qu’il a aiguisés.

Sa grande peur : qu’ils tombent à cause de leurs patins.

Jean-Pierre Riopel arrange à peu près 150 lames de patin par semaine pour des patineurs du monde entier.

Il s’est ainsi fait beaucoup d’amis à travers la planète.

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