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Une tentative d’éviction infructueuse à l’église Ste-Brigid

L'église Ste-Brigid à Ottawa.

L'église Ste-Brigid à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Paul Couture

Radio-Canada

Les jours du groupe The United People of Canada (TUPC) dans une église de la Basse-Ville pourraient être comptés. Mercredi soir, le propriétaire de l'église Ste-Brigid semble avoir tenté une éviction.

Le Service de police d'Ottawa (SPO) et un serrurier se sont rendus sur les lieux. Des résidents curieux et des partisans du groupe étaient également présents.

Le groupe, qui a des liens connus avec le convoi des camionneurs, en avait fait sourciller plus d'un après avoir installé ce qu'il appelle l'ambassade à l'intérieur de l'église désacralisée plus tôt cet été et en créant sa propre force de sécurité privée au début du mois.

Dans une déclaration envoyée par courriel jeudi matin, la police d'Ottawa a confirmé avoir été appelée à intervenir vers 18 h 20, dans le cadre d'un différend entre le propriétaire et le locataire. Le SPO a été appelé pour maintenir l'ordre.

« Il n'y a pas eu d'autres incidents à signaler. »

— Une citation de  Extrait du communiqué

Par courriel, l'un des administrateurs de TUPC, William Komer, allègue plutôt que les propriétaires de l'église ont tenté d'expulser illégalement l'organisation après qu'elle ait soulevé des inquiétudes concernant ce que nous comprenons être des violations du Code des droits de la personne de l'Ontario par les propriétaires.

On indique également que les propriétaires punissent le TUPCpour avoir refusé de discriminer les gens en fonction de leur croyance.

Sur sa page Facebook, le TUPC a expliqué qu'il avait honoré toutes [ses] obligations de loyer au moment où ils étaient dus et qu'il pensait que les propriétaires avaient fait de fausses déclarations pour tenter de justifier une expulsion.

Les détails de la vente potentielle ne sont pas clairs

Les détails de l'entente entre les propriétaires de l'église et le TUPC ne sont pas clairs. Dans une interview accordée à CBC plus tôt ce mois-ci, M. Komer a mentionné qu'une vente conditionnelle de l'église avait été convenue. CBC n'a pas été en mesure de contacter les propriétaires de l'église pour vérifier.

Les documents du cadastre montrent qu'une société à numéro remontant à Patrick McDonald, l'un des investisseurs qui a acheté l'église après sa désacralisation en 2007, en est toujours propriétaire. Les nombreuses tentatives pour joindre McDonald ont été infructueuses.

À la fin du mois de juillet, le Centre des arts de l'église Ste Brigid a qualifié l'arrangement de vente potentielle, dans un communiqué.

C'est l'espoir de toutes les personnes impliquées dans le Centre des arts Ste-Brigid que son important héritage et le travail accompli pour établir le lieu comme un bastion pour les arts et la communauté d'Ottawa soient honorés et poursuivis, peut-on y lire.

De la surveillance communautaire la nuit

En entrevue à l'extérieur de l'église jeudi matin, Diane Nolan, une autre directrice du TUPC, a assuré avoir payé le loyer qui était dû pour le 15 août.

Je ne connais pas vraiment tous les détails, mais nous avons donné le loyer, a-t-elle ajouté. Vous savez, il y a eu beaucoup de ruptures de communication entre les avocats, donc c'est ce avec quoi nous devons composer pour l'instant.

Concernant les gens qui dorment et vivent à l'intérieur de l'église, Mme Nolan a expliqué qu'ils avaient institué une surveillance communautaire en raison du vandalisme.

« Nous avons des gens qui circulent en équipe par segments de deux heures. »

— Une citation de  Diane Nolan, directrice du TUPC

L'entrevue a déraillé après que plusieurs personnes vivant dans le quartier se soient mises à poser des questions au groupe. Cela s'est transformé en une discussion tendue entre les résidents et Mme Nolan, ainsi que d'autres membres du TUPC qui enregistraient avec leurs téléphones.

Plusieurs citoyens ont rapporté être dérangés par les véhicules arborant des autocollants du convoi des camionneurs qui a paralysé le centre-ville pendant des semaines cet hiver.

Diane Nolan en entrevue.

Diane Nolan est l'une des directrices du TUPC.

Photo : Radio-Canada

Questionnée à ce sujet, Mme Nolan a répondu que cela ne regardait que les propriétaires des voitures en question. Tout le monde peut faire ce qu'il veut faire, a-t-elle souligné. Alors ils peuvent décorer leur voiture comme ils le souhaitent.

Je suis tellement désolée que cela ait causé des problèmes à tant de personnes, mais il y a plus de personnes à qui cela n'a pas causé de problèmes, a-t-elle ajouté à propos du convoi avant de qualifier de discrimination le fait de vouloir faire disparaître ces autocollants.

Avec les informations de CBC

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