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Variole simienne : Terre-Neuve-et-Labrador élargit son offre de vaccin

Une fiole de vaccin.

D'autres groupes à Terre-Neuve-et-Labrador seront admissibles au vaccin contre la variole simienne à compter de lundi.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

La santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador élargit l’admissibilité au vaccin contre la variole simienne grâce à un plus grand approvisionnement.

Il s’agit du vaccin de marque Imvamune, conçu contre la variole et qui donne aussi une protection immunitaire contre la variole simienne.

La province avait reçu moins de 150 doses, mais elle dispose maintenant de près de 5000 doses, indique la médecin hygiéniste en chef, Janice Fitzgerald.

Des cloques sur le dos de la main d'un homme.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des lésions cutanées associées à la variole simienne

Photo : iStock

L’admissibilité au vaccin était jusque-là limitée aux personnes qui ont eu des contacts rapprochés avec des cas confirmés ou présumés.

La santé publique recense deux cas présumés, dont le premier a été signalé le 28 juillet.

La campagne de vaccination s’adresse aux personnes qui courent le plus de risques de contracter la variole simienne d’après les connaissances actuelles sur cette maladie et sa propagation au Canada, explique la Dre Fitzgerald.

Les personnes suivantes seront admissibles au vaccin à compter de lundi :

  • les Autochtones qui s’identifient comme étant non-binaires;
  • les hommes transgenres ou non qui s’identifient comme faisant partie de la communauté LGBTQ et qui ont eu des relations sexuelles avec au moins deux autres personnes durant les 90 jours précédents (ou qui comptent le faire bientôt), qui ont eu un diagnostic de maladie transmise sexuellement au cours des six derniers mois ou qui ont fréquenté tout endroit particulier pour des contacts sexuels durant les 90 jours précédents (ou qui comptent le faire bientôt);
  • les contacts sexuels des personnes dans les catégories ci-dessus;
  • les personnes travailleuses du sexe.

La Dre Fitzgerald invite toute personne admissible à communiquer avec un bureau de la santé publique pour obtenir plus de renseignements. Elle assure qu'on ne demandera pas à ces personnes d’expliquer pourquoi elles sont admissibles.

Janice Fitzgerald.

La médecin hygiéniste en chef de Terre-Neuve-et-Labrador, Janice Fitzgerald, a fait le point jeudi sur la vaccination contre la variole simienne (archives).

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

Des personnes travailleuses du sexe ont demandé à être vaccinées pour se protéger ainsi que pour protéger leur communauté et leur clientèle, souligne la Dre Fitzgerald.

Ces personnes, dit-elle, sont en général attentives à leur santé sexuelle et elles se distinguent par leur prudence devant tout risque de maladie infectieuse.

Une stigmatisation injustifiée

La santé publique craint que des personnes LGBTQ subissent une stigmatisation injustifiée étant donné qu’un nombre disproportionné de cas est dépisté dans leur communauté, ajoute la Dre Fitzgerald.

La variole simienne ne doit pas être associée à un groupe ou à une communauté. Elle peut atteindre tout le monde, souligne-t-elle en conseillant aux gens de traiter ces personnes avec le même respect que toutes les autres.

La médecin hygiéniste explique que le virus se transmet par des contacts très étroits, par des contacts corporels, par les gouttelettes de salive et par le contact de surfaces contaminées.

La volonté de se faire vacciner ailleurs au pays contribue beaucoup à la lutte contre les éclosions, affirme la Dre Fitzgerald.

Avec les renseignements de Mike Moore, de CBC

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