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Une « problématique » au sein du service incendie de Sept-Îles

Le blason du Service de sécurité incendie de Sept-Îles sur la manche d'un uniforme à la hauteur de l'épaule. On y retrouve notamment la mention prévention et protection.

Quatre pompiers ou préventionnistes à qui Radio-Canada a parlé indiquent avoir quitté le Service de la sécurité incendie de Sept-Îles dans la dernière année ou comptent le faire sous peu en raison d’un climat de travail « toxique » (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Le maire de Sept-Îles, Steeve Beaupré, confirme que la Ville a embauché un consultant externe pour mener une enquête après avoir été mise au courant, avant la période des fêtes de 2021, d’une « problématique » concernant le Service de la sécurité incendie de Sept-Îles.

Est-ce que les élus sont au courant qu’il y a eu une problématique [concernant] le service des incendies? Oui, c’est la raison pour laquelle on a commandé une étude, admet M. Beaupré.

Steeve Beaupré est dans une salle de conférence.

Le maire de Sept-Îles, Steeve Beaupré (archives)

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Steeve Beaupré confirme aussi que des recommandations ont été mises en place après l’enquête effectuée.

La direction des ressources humaines a travaillé en collaboration avec la section locale et le Syndicat des pompiers et pompières du Québec pour mettre en application ces recommandations, dit-il.

Prenez en considération qu’il y a une enquête criminelle en cour relative à certains gestes qui auraient été commis à l’intérieur même de la caserne. Je ne peux pas vous donner d’autres informations puis commenter pour ne pas nuire au processus d’enquête, au processus judiciaire et également aux relations de travail, affirme le maire.

Une citoyenne étale le dossier sur la place publique

Une citoyenne de Sept-Îles, Alix Vaillancourt, a pris la parole le 8 août lors du dernier conseil municipal pour aborder la question d’une problématique au sein du service incendie de la Ville de Sept-Îles. Elle a notamment questionné les élus sur l’utilisation des fonds publics qui permettent le fonctionnement de ce service.

Elle prétend avoir eu une connaissance de certains documents, notamment les conclusions de l'enquête sur la gestion au sein du service incendie, commandée par la Ville de Sept-Îles, et une liste de recommandations.

Alix Vaillancourt est devant un micro devant des conseillers municipaux.

L'intervention d’Alix Vaillancourt au conseil municipal de Sept-Îles du 8 août 2022 a duré plus d’une quinzaine de minutes.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Lors de sa prise de parole, des pompiers étaient sur place, mais ne sont pas intervenus au micro. Toutefois, Alix Vaillancourt a refusé de dire si elle avait des liens avec les pompiers de Sept-Îles.

Elle soutient avoir agi comme simple citoyenne qui s’interroge sur la politique municipale.

Si vous avez bien écouté la séance publique du conseil municipal du 8 août dernier, j’ai mentionné à plusieurs reprises que je ne représentais aucun pompier et pompière du Québec ou de la Ville de Sept-Îles. Mon intervention était à titre de citoyenne de la Ville et de [contribuable]. En tant que citoyenne, j’ai le droit de connaître et de questionner la Ville de Sept-Îles et son conseil sur l’utilisation de nos fonds publics, déclare par écrit Alix Vaillancourt.

Selon le maire, les propos de Mme Vaillancourt lors du conseil de Ville démontrent que de l’information qui relève du domaine du travail a coulé.

[La liste des recommandations] n’est pas un document qui est de nature publique, c’est un document qui est de nature administrative pour tenter de régler une situation pour laquelle l’administration et les élus ont été mis au courant, mentionne M. Beaupré.

J’ose croire, j’ose espérer que le syndicat ou bien les travailleurs ne se sont pas servis de cette madame pour venir passer un message directement sur la place publique, lance le maire.

Un climat de travail toxique?

À la suite des déclarations publiques d’Alix Vaillancourt, Radio-Canada a recueilli le témoignage de quatre pompiers ou préventionnistes qui parlent du climat de travail au sein de la caserne de Sept-Îles.

Ces personnes ont indiqué avoir quitté le Service de la sécurité incendie de Sept-Îles dans la dernière année ou comptent le faire sous peu en raison d’un climat de travail toxique.

Radio-Canada a accepté de leur accorder l’anonymat, puisque ces personnes craignent des représailles.

Une de ces personnes, qui souhaitait travailler à temps partiel, allègue avoir été fortement invitée à démissionner de son poste pour laisser la place à ceux qui souhaitent travailler à temps plein.

Lorsqu’ils ont formé la dernière cohorte de pompiers à temps partiel ce printemps, la formation s’est déroulée à Clark City pour que les pompiers ne puissent pas contaminer les nouveaux pompiers, allègue aussi une autre de ces personnes.

Le Syndicat des pompiers et pompières du Québec a refusé les demandes d'entrevue de Radio-Canada.

Au moment d'écrire ces lignes, la direction du Service de la sécurité incendie de la Ville de Sept-Îles n'avait pas répondu aux demandes d'entrevues de Radio-Canada.

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