•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’ouverture de la résidence étudiante autochtone de Sept-Îles repoussée

Des bâtiments résidentiels multilogements en construction.

La construction des résidences connaît un retard qui empêche des étudiants de commencer leur session.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

L’ouverture de la résidence autochtone à proximité du Cégep de Sept-Îles est repoussée de quelques semaines en raison d’un retard dans la construction. La situation oblige des étudiants à trouver temporairement un autre hébergement ou à repousser leur entrée à l’école.

L’ouverture de la résidence était initialement prévue pour août 2022 afin de permettre aux résidents de faire leur entrée aux études à la session d’automne.

Cet échéancier n’a pas pu être respecté en raison de plusieurs contraintes auxquelles le promoteur a été soumis.

C'est la Société immobilière du Regroupement des centres d'amitié autochtones du Québec, qui chapeaute le projet. Son directeur, Laurent Odjick, cite notamment la pénurie de main-d'œuvre, la pénurie de matériaux et la transmission de la COVID-19 sur le chantier.

Au cours du dernier mois, le chantier à Sept-Îles a vécu un enjeu important. Au départ, nous avions prévu une rentrée progressive au mois d'août. [...] Malheureusement, dû au retard sur l'échéancier, on va devoir reporter la rentrée progressive à la mi-automne, indique M. Odjick.

L'homme pose les bras croisés en regardant l'objectif.

Laurent Odjick est directeur à la Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec.

Photo : Gracieuseté de la SIRCAAQ

La date précise de l’ouverture ne pouvait pas être confirmée par le gestionnaire.

Le projet immobilier comprendra 32 logements abordables et un CPE de 29 places. Il vise à répondre aux besoins spécifiques des étudiants autochtones, notamment à accueillir de jeunes parents qui font un retour aux études.

Des bâtiments résidentiels multilogements en construction.

Les résidences comprendront notamment une cuisine commune et un CPE.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Plan B et rentrées reportées

Certains étudiants qui ont obtenu une place dans la future résidence ont décidé de repousser leur rentrée scolaire à la session d’hiver 2023 en raison du retard de livraison du bâtiment.

D’autres se sont organisés temporairement avec des amis, de la famille. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas un étudiant qui se retrouve dans la rue, tout le monde a un plan B, indique Laurent Odjick.

Il explique que son organisation a appelé chaque futur résident pour s’assurer qu’il ne se retrouve pas sans logement. La Société immobilière du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec a également récemment fait l'embauche d’une agente de liaison qui accompagne les étudiants en attendant leur emménagement.

Elle communique de temps à autre avec les étudiants, les accompagne, s’assure qu’ils ne sont pas laissés à eux-mêmes et offre également des ateliers, des animations. On les garde occupés d’ici à ce qu’on puisse les faire rentrer, explique M. Odjick.

Le gestionnaire souligne également que l’explosion des prix des matériaux de construction n’a pas influé sur le budget du projet, grâce à un contrat de construction garantissant un prix maximal. Les résidences porteront officiellement le nom de Nutshimit, mot important de la langue innue qui désigne le territoire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !