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La construction de milliers de nouvelles habitations nécessaires dans Windsor-Essex

Deux travailleurs sur un toit en construction.

Des travailleurs de la construction sur un toit.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

La région de Windsor-Essex aura besoin de 30 400 nouveaux logements d'ici 2031, selon une nouvelle étude.

Pour y parvenir, il faudrait créer de nouveaux logements plus rapidement, explique Mike Moffatt, économiste et directeur principal du groupe Smart Prosperity Institute, qui a publié le rapport.

Selon lui, il faudrait ajouter environ 3000 logements par an dans la région, soit plus du double du niveau de construction observé au cours des dernières années.

Il explique que Windsor-Essex est en plein essor , avec une augmentation des inscriptions au niveau postsecondaire et de nombreux étudiants qui restent sur place après avoir obtenu leur diplôme.

Il y a beaucoup de jeunes dans la vingtaine dans Windsor-Essex et ce sont eux qui achètent et louent leur première maison , note l'expert. Nous allons donc devoir nous assurer qu'il y a suffisamment de places si nous voulons les garder dans la région.

Le déficit actuel en matière de logement est de 9900 maisons, ont constaté les chercheurs.

À l'échelle provinciale, la province aura besoin d'environ 1,5 million de résidences au cours des dix prochaines années pour répondre à la demande, selon les conclusions de l'institut. Les régions où les besoins sont les plus importants se trouvent dans la région du Grand Toronto.

Dans le Sud-Ouest, près de 40 000 habitations supplémentaires seront nécessaires dans la région de London-Middlesex, 2400 dans Chatham-Kent et 2700 dans Sarnia-Lambton.

Mike Moffatt dit s'attendre à des répercussions économiques et sociales dans le cas où ces besoins ne seraient pas comblés. Parmi ces conséquences, un nombre plus élevé de jeunes vivant chez leurs parents. Dans Windsor-Essex, ce taux est déjà parmi les élevés au pays, explique-t-il.

Une femme répond aux questions devant une maison

Sarah Cipkar mène un projet de recherche sur le potentiel d'implantation des logements supplémentaires sur les propriétés existantes dans plusieurs villes canadiennes.

Photo : Elvis Nouemsi Njiké

Trouver des solutions

Sarah Cipkar, chercheuse en logement auprès de Family Services Windsor-Essex, pense qu'il faut faire preuve de créativité pour faire face à ces défis.

Elle travaille sur un projet financé par le gouvernement fédéral qui utilise des données géospatiales pour déterminer combien d'unités d'habitations supplémentaires (ADU) pourraient être construites sur des propriétés existantes dans 100 municipalités canadiennes.

À Windsor, le projet a permis de découvrir qu'il y a 29 000 terrains qui pourraient accueillir des ADU détachés.

Si vous pouviez convaincre un tiers des propriétaires de construire un logement supplémentaire, qu'il s'agisse d'un logement indépendant ou même d'un appartement au sous-sol, cela allégerait beaucoup de pression, en particulier sur le marché locatif, a-t-elle déclaré.

Selon Mme Cipkar, cette approche peut répondre aux besoins de divers propriétaires, notamment ceux des familles multigénérationnelles ou des enfants adultes qui n'ont pas les moyens d'acheter leur propre maison.

En plus de logements supplémentaires, il est également possible d'augmenter l'offre en exploitant les terrains vides de la ville.

Sarah Cipkar note toutefois que les promoteurs peuvent se heurter à certains défis lorsqu'ils tentent d'obtenir des modifications de zonage pour un logement.

Le processus de réglementation prend beaucoup de temps, surtout lorsqu'il faut franchir plusieurs obstacles , souligne-t-elle.

Avec des informations de CBC

Avec les informations de CBC

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