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Méfiants, des citoyens mesurent la pollution atmosphérique à Trois-Rivières

Des cheminées de Kruger qui rejettent de la fumée.

Le reportage de Magalie Masson

Photo : Radio-Canada

Des capteurs d’air font leur apparition sur la devanture de maisons à Trois-Rivières. Méfiants de la qualité de l’air qu’ils inspirent, des citoyens souhaitent obtenir un meilleur portrait de la pollution urbaine.

Réal Proulx participe à la vigie du Comité citoyen de la Vérendrye, un groupe de résidents qui militent pour que les industries de la ville fassent davantage attention à leur impact environnemental.

Alarmé par la présence de poussières noires sur sa propriété, il doute depuis longtemps de la qualité de l’air trifluvien.

Je n'ai pas fait d'analyses chimiques, mais je sais que ce n'est pas normal. Je me sens abandonné par le ministère de l'Environnement. On dirait qu'il essaie tout le temps de nous endormir , déclare celui qui affirme devoir laver les surfaces de sa maison chaque fois qu’il ouvre ses fenêtres.

Réal Proulx tient dans sa main une éponge noircie.

Réal Proulx doit laver les surfaces de sa maison chaque fois qu’il ouvre ses fenêtres.

Photo : Radio-Canada

Une douzaine de citoyens et lui comptent installer près de 70 capteurs d’air aux quatre coins de la ville. Payé de leur poche, l’appareil qui prend l’apparence d’un contenant blanc et bleu mesure les concentrations de particules fines.

J'en ai installé un à la maison, rapporte la porte-parole du groupe, Laurence Laperrière. On travaille de concert avec des gens de Limoilou qui sont passés par le même processus que nous. 

Ils sont d'autant plus préoccupés sachant que deux usines de la papetière Kruger figurent parmi 89 entreprises bénéficiant d'un droit de polluer au-delà des normes provinciales.

Un capteur d'air accroché à une maison.

Un groupe de citoyens de Trois-Rivières a commencé l'installation de ce type de capteurs d'air à l'extérieur de leur maison.

Photo : Radio-Canada

Pourquoi établir des normes s'ils donnent des dérogations? On attend que le monde crève de cancer comme en Abitibi? Ça n'a aucun sens , s’indigne Réal Proulx.

La directrice générale d’Environnement Mauricie, Lauréane Daneau, estime elle aussi que les données régionales sur la qualité de l’air sont incomplètes. Sur le territoire de Trois-Rivières, il y a trois stations qui permettent de mesurer la concentration des particules fines dans l’air. Par contre, ces stations ne permettent pas de savoir d’où elles proviennent et ce qui cause ces particules. On doit travailler avec des hypothèses.

Bien que des initiatives citoyennes voient le jour, le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a besoin de plus de ressources pour accompagner les entreprises dans l’intégration de mesures plus respectueuses de l’environnement, selon elle. 

Le Comité citoyen de la Vérendrye scrute également la pollution sonore. Des sonomètres mesurant les niveaux de bruits en décibels devraient être installés dans les prochaines semaines. Des sonomètres qui ont été calibrés pour voir si les niveaux de bruits des industries avoisinantes sont sécuritaires pour les communautés , explique Laurence Laperrière.

Avec les informations de Magalie Masson 

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