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Quatre talents de la région en demi-finales à Granby

Montage photo de Mélie, Joe Gez, Tristan Guay et Sophie D’Orléans.

Tristan Guay, Mélie, Joe Gez et Sophie D’Orléans se sont frayés un chemin jusqu’aux demi-finales du Grand concours du Festival international de la chanson de Granby.

Photo : Photos : Gracieuseté de Mélie, Joe Gez et Tristan Guay - Facebook/Sophie D’Orléans

Originaires de Gatineau et d’Ottawa, Tristan Guay, Mélie, Joe Gez et Sophie D’Orléans se sont frayés un chemin jusqu’aux demi-finales du Grand concours du Festival international de la chanson de Granby (FICG). Fiers de marcher dans les pas de lauréats aussi illustres que Pierre Lapointe, Lisa LeBlanc, Émile Bilodeau ou encore Lynda Lemay, tous se disent heureux d’avoir rejoint ce tremplin de la scène musicale francophone.

Aux côtés de 20 autres demi-finalistes se produisant jusqu’au 19 août, les quatre artistes de la région feront leur entrée sur scène à compter de mercredi soir. Grâce à des formations dont ils ont pu bénéficier, ils espèrent faire partie des quatre talents qui rejoindront la Grande Finale prévue le 24 août prochain.

Des ateliers formateurs

Le FICG représente à la fois une vitrine et une opportunité d’approfondir leur connaissance de la scène et de l’interprétation, grâce aux ateliers offerts aux mois de juin et d’août aux 24 demi-finalistes.

Tristan Guay joue de la guitare dans une forêt.

Auteur-compositeur-interprète gatinois, Tristan Guay se produira en septembre sur la scène du Festival de montgolfières de Gatineau.

Photo : Gracieuseté de Tristan Guay

Je voulais des guides, des personnes qui ont travaillé avec plein d’artistes intéressants passés par Granby, pour marcher dans les pas de mes idoles, explique le Gatinois Tristan Guay.

Si l’auteur-compositeur-interprète de 25 ans dit avoir un rapport naturel et instinctif avec le fait d’écrire des chansons et de les interpréter, les ateliers lui ont permis d'explorer d’autres facettes du métier, comme les techniques vocales, le marketing, le recours aux réseaux sociaux ou encore le fait de développer une identité artistique.

« J’étais en recherche de guides, de gens qui sont dans le milieu depuis longtemps, qui connaissent mieux les codes que moi. »

— Une citation de  Tristan Guay, auteur-compositeur-interprète

Ça m'a apporté plus d’aisance. Avant, j'étais moins confiante, confie pour sa part Mélisane Paquette-Oligny, alias Mélie. Peu importe [l’issue du concours], j’en ressors gagnante, déjà gagnante, renchérit la jeune interprète de 18 ans, évoquant ses rencontres, les enseignements des ateliers, ou encore l’envie nouvelle d’écrire pour ne plus être seulement interprète.

Mélie regarde vers sa gauche.

À 18 ans, la Gatinoise Mélie confie que le concours du FICG lui a permis de développer son répertoire en français.

Photo : Gracieuseté de Mélie

C’est une expérience de vie, pour moi qui aspire à avoir une carrière, ajoute Mélie, lauréate en 2018 du Concours de la relève culturelle de Gatineau et protégée d’une autre chanteuse de la région, Geneviève Leclerc.

Même enthousiasme de l’autre côté de la rivière. C’est une étape dans ma carrière, une grande étape, pense l’auteure-compositrice-interprète Sophie D’Orléans, Sophie Moreau Parent de son vrai nom.

Sophie D’Orléans pose pour la caméra.

Sophie D'Orléans voit dans le Grand concours du FICG « une belle introduction à toutes les possibilités de développement de carrière ».

Photo : Facebook/Sophie D’Orléans

En tant que Franco-Ontarienne, elle a pu compter sur le projet de résidences artistiques Rond Point pour se tailler une place directement en demi-finales, sans passer par l’étape des auditions.

« Je trouve que c’est généreux de leur part [car] ce n’est pas facile de se tisser une place dans la francophonie. En tant que francophones hors Québec, nous sommes reconnaissants qu’une porte s’ouvre pour nous. »

— Une citation de  Sophie D’Orléans, auteure-compositrice-interprète
Joe Gez pose pour la caméra.

Originaire du Congo et Ottavien d’adoption, Joe Gez travaille à un projet d’album en français. Il compte entretemps dévoiler un premier minialbum en anglais, en octobre prochain.

Photo : Gracieuseté de Joe Gez

Joe Gez a lui aussi pu compter sur le concours Rond Point pour se rendre à Granby. Originaire du Congo et résidant à Ottawa depuis son arrivée au Canada en 2015, l'auteur-compositeur-interprète voit dans le Grand concours du FICG une occasion de partage et de progrès.

J’ai appris que dans l’industrie de la musique, il faut vraiment être prêt à collaborer, être ouvert à apprendre des autres et être prêt à communier avec les autres, fait valoir l’auteur-compositeur-interprète.

L’amour du français en commun

Si tous s’accordent sur la marge de progression et la visibilité que leur offre le Grand concours, l’amour du français est un autre point faisant consensus.

Je réfléchis, je rêve en français, souligne Tristan Guay qui a choisi sa langue maternelle pour écrire les textes qui accompagnent ses compositions. Ça aurait été un non-sens de le faire dans une autre langue, ajoute-t-il, expliquant qu’il est plus facile pour lui de traduire sa poésie et ses émotions ainsi.

À l'inverse, Mélie n’a pas toujours chanté en français, mais la jeune interprète se réjouit de pouvoir le faire désormais. Je chantais tout le temps en anglais avant, et j’ai réalisé que j’aimais vraiment ça, chanter en français, se réjouit-elle. Depuis son passage au FICG, la Gatinoise dit travailler à développer son répertoire francophone.

En étudiant la musique dans l’Ouest canadien, Sophie d’Orléans reconnaît qu’elle écrivait et écoutait surtout de la chanson anglophone, avant que l’amour du français ne la rattrape. Je suis fière que ce soit ma langue maternelle. Je voulais absolument écrire en français, c'était très important pour moi de relever ce défi, fait-elle valoir.

Le chemin vers le français a été différent pour Joe Gez. À la base je suis rappeur, le français est la langue que je maîtrise le mieux et toute ma vie, j’ai chanté en français. Mais en arrivant ici, les gens que je fréquentais ne parlaient pas français, se souvient l’artiste.

Ses retrouvailles avec sa langue fétiche se sont produites en découvrant la scène musicale franco-ontarienne dont il se revendique désormais, tout en ajoutant que la musique est un langage universel.

Avec les informations de Christelle D’Amours

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