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La NASA poursuit son étude des changements climatiques dans le Grand Nord

Un avion de la NASA, posé sur le tarmac de l'aéroport de Yellowknife, le 16 août 2022.

L'un des avions de la NASA, utilisé pour le projet ABoVE, qui étudie les changements climatiques dans le Nord et l'Ouest canadiens, lors de portes ouvertes à l'aéroport de Yellowknife, le 16 août 2022.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Après une pause de deux ans due aux restrictions sanitaires liées à la pandémie de COVID-19, la NASA est de retour cet été aux Territoires du Nord-Ouest pour étudier les changements climatiques, conjointement à une mission de l’agence spatiale allemande.

Lors de portes ouvertes, mardi, à Yellowknife, des ingénieurs et scientifiques des deux agences spatiales ont expliqué à une trentaine de curieux leurs projets de recherche respectifs, et ont également montré l’équipement spécialisé qu’ils utilisent à bord de deux avions posés sur le tarmac de l’aéroport de la capitale ténoise.

Un scientifique portant un vêtement de travail au logo de la NASA se tient devant un avion et parle à un groupe de participants lors d'un événement portes ouvertes, à Yellowknife, le 16 août 2022.

Plusieurs étudiants ainsi que des membres des communautés autochtones et des curieux ont participé aux portes ouvertes de la NASA, le mardi 16 août.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Le projet de recherche de la NASA surnommé ABoVe (Arctic-Boreal Vulnerability Experiment) a été lancé en 2015.

En partenariat avec plusieurs agences canadiennes, la NASA a commencé à étudier les effets des changements climatiques dans l’Ouest canadien et l’Alaska en 2017. La recherche sur le terrain, combinée à la cueillette de données à partir des airs, a déjà permis d’établir certains faits, comme l’impact des feux de forêt sur les populations de caribous.

Nous avons remarqué, à notre plus grand étonnement, qu’au lieu de se tenir éloignés d’une zone fraîchement brûlée, les caribous, au contraire, aiment y passer l’hiver, explique l’un des scientifiques en chef du projet ABoVe, Charles Miller.

Le scientifique Charles Miller pose lors de portes ouvertes à Yellowknife, le 16 août 2022.

Le scientifique Charles Miller mène le projet ABoVE de la NASA.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Cela serait dû, selon les chercheurs, à la présence du lichen qui pousse plus rapidement que d’autres plantes, et au fait que les terres dénudées d’arbres et de buissons permettraient aux caribous de mieux apercevoir leurs prédateurs. Ces conclusions sont le fruit tant de la recherche que des observations des populations locales.

Il y a une quantité incroyable de choses que nous avons apprises, et pas uniquement grâce aux mesures que nous avons faites, mais aussi grâce aux interactions que nous avons avec les gens du Nord, qui vivent sur le territoire et qui nous ont fait part des changements qu’ils observent au fil du temps, ajoute Charles Miller.

Étude des gaz qui contribuent au réchauffement climatique

Le projet de la NASA de ce été est mené conjointement avec une mission de l’agence spatiale allemande, la mission CoMet 2.0 qui, de son côté, étudie pour la première fois la présence de dioxyde de carbone et de méthane en Arctique, deux gaz qui contribuent au réchauffement climatique.

Nina Burgtorfer, spécialiste en système d’information géographique, fait partie de la quarantaine de chercheurs à bord de l’avion HALO de la mission CoMet 2.0.

Ici, il y a beaucoup de marais et nous cherchons à collecter plus de données sur les émissions de ces marais qui sont importantes et qui contribuent en partie au réchauffement climatique.

Nina Burgtorfer pose devant un avion lors des portes ouvertes de la NASA à Yellowknife, le 16 août 2022.

Nina Burgtorfer, de la mission CoMet 2.0, fait partie d’une équipe de chercheurs allemands qui mesurent les niveaux de dioxyde de carbone et de méthane en Arctique.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Les deux avions de la NASA survoleront un vaste territoire dans les prochains jours, de Fairbanks, en Alaska, en passant par Old Crow, au Yukon, jusqu'au sud du Nunavut.

Certaines hypothèses doivent être étudiées sur des dizaines d'années, et on ne fait que commencer à gratter la surface, explique Charles Miller. Mais nous avons bon espoir que l’information que nous pourrons transmettre permettra aux responsables d’adopter de bonnes politiques afin de bien gérer l’environnement.

Le projet ABoVe doit se poursuivre jusqu’en 2025.

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