•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Controverse autour de la piste d’atterrissage à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

Un avion décolle d'une piste d'atterrissage en gazon.

La piste de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine est non homologuée et utilisée comme piste de brousse; seuls de petits avions y atterrissent.

Photo : Gracieuseté : Municipalité de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine s’adresse au tribunal pour acquérir la piste d'atterrissage privée située sur le territoire de la Municipalité. La piste appartient à la Corporation de développement de la Rivière-Madeleine qui refuse de céder la piste et ses installations.

Le maire de la Municipalité de moins de 400 habitants, Joël Côté, désire se servir de la piste d'atterrissage pour développer des activités récréotouristiques et attirer des touristes.

En devenant un bien collectif, ce sera plus facile de créer des événements d’envergure comme un festival aéronautique de parapente motorisé. Cette piste de plus de 1000 mètres représente un beau potentiel, puisqu'elle est présentement rarement utilisée, fait valoir le maire.

La Municipalité a aussi plusieurs projets en branle avec l’arrivée de plusieurs promoteurs immobiliers sur le territoire et l’ouverture de la seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine grâce à la Sépaq.

Pour le maire, la piste d'atterrissage ferait donc partie des éléments qui permettraient de poursuivre ce développement.

Phare de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine.

Phare de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Des accrocs avec les propriétaires actuels

Cependant, la Corporation de développement de la Rivière-Madeleine, actuellement propriétaire de la piste, ne souhaite pas que la Municipalité l'acquière.

Cet organisme était responsable de la gestion de la zone d'exploitation contrôlée (ZEC) à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine de 1992 à 2006.

En 2006, la Corporation a été dissoute lorsque Québec a transféré la direction de la ZEC à la Société de gestion de la rivière Madeleine. Lors de cette dissolution, la Corporation aurait dû se départir de ses actifs dont faisait partie la piste d’atterrissage.

La piste devait être transférée à la Municipalité en 2006, soutient le maire. Ce transfert n'aurait pas eu lieu.

Ce n’est que récemment que la maire a pris connaissance de ce dossier. Il a alors décidé d’intervenir.

En apprenant que le conseil municipal entreprenait des démarches pour transformer la piste d’atterrissage en bien public, la Corporation de développement de la Rivière-Madeleine a repris vie, raconte Joël Côté.

Des négociations qui n’aboutissent pas

La Corporation a par la suite tenté de s'entendre avec la Municipalité. Ils [les membres de la Corporation] voulaient nous céder la piste en échange d’un terrain pour construire un bâtiment pour la Société de gestion de la Rivière-Madeleine, explique Joël Côté.

La Municipalité n'a pas souhaité poursuivre les pourparlers. Nous avons refusé leur dernière offre, poursuit le maire, parce que ça ne concerne plus la Société de gestion, mais bien la Corporation qui n’a aucune légitimité à nos yeux en ce qui a trait à la composition des membres du conseil d’administration.

Joël Côté souriant à la caméra.

Le maire de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine depuis 2009, Joël Côté (archives)

Photo : Radio-Canada

Le maire dénonce aussi le fait que la Corporation ainsi que la société soient toutes deux régies par le même président.

Démarches judiciaires

Interpellé par Radio-Canada pour connaître les intentions de la Corporation et les raisons à l'origine de son opposition au transfert de la piste, le président de la Corporation, Georges Patterson, a fermement refusé de commenter le dossier.

La Municipalité a entrepris des démarches pour faire reconnaître ses droits de propriété en vertu d'une prescription acquisitive. Devant le juge, la Municipalité devra donc prouver une occupation des lieux qui lui permet d'en devenir le propriétaire reconnu.

La Municipalité prétend avoir posé des gestes d’occupation pendant plus de dix ans comme l’aurait fait un véritable propriétaire au vu et au su de tous, confirme Me Jean-François Roy, l'avocat représentant la Corporation de développement de la Rivière-Madeleine.

Les procédures pourraient s'entendre sur plusieurs mois, voire plus d'un an avant que la cause ne soit entendue, selon l'avocat de la Corporation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !