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Des groupes pro et anti-avortement s’opposent à travers des panneaux d’affichage

Megan Johnston, une activiste pro avortement en photo de profil.

Megan Johnston est à la tête d'un mouvement visant à installer des panneaux d'affichage pro-avortement en Saskatchewan pour contrer les nombreux panneaux d'affichage anti-avortement qui bordent les autoroutes de la province.

Photo : Megan Johnston

Radio-Canada

En Saskatchewan, plusieurs groupes favorables et opposés à l'avortement défendent leur position à travers des panneaux d’affichage qui se multiplient.

Récemment, la Saskatchewanaise Megan Johnston s’est, par exemple, fixée pour mission d'installer des panneaux d'affichage en faveur du droit à l'avortement dans la province en réaction aux affiches qui prônaient le contraire.

Elle pense que le mouvement visant à mettre fin à la stigmatisation et à normaliser l'avortement gagne rapidement du terrain dans la province.

La grande majorité, de notre province est d'avis que l'avortement est un soin de santé et nous n’allons plus nous taire, déclare Megan Johnston, une infirmière psychiatrique autorisée vivant à Moosomin, en Saskatchewan.

Mme Johnston a été inspirée lors d'une longue fin de semaine de voyage où elle a passé neuf heures sur les routes de la Saskatchewan.

La province est connue pour ses vues classiques sur les champs de canola et les élévateurs à grains, mais l’autre spectacle courant est les nombreux panneaux d'affichage anti-avortement le long des autoroutes.

Elle était irritée par les messages stigmatisant les personnes qui ont eu ou vont avoir des avortements, et a exprimé ce sentiment à ses amis.

Ces messages semblent avoir une telle présence et une voix si forte dans notre province, dit-elle.

Elle a demandé à ses amis pourquoi ne pouvons-nous pas mettre des panneaux d'affichage pro-avortement? Ils ont répondu : Pourquoi pas?.

Megan Johnston a réfléchi à l'idée et a demandé conseil à sa grand-mère, une infirmière autorisée à la retraite.

Elle a décidé de créer une organisation à but non lucratif pour installer des panneaux d'affichage en faveur du droit à l'avortement.

Elle a aussi lancé une collecte de fonds en ligne le 2 août 2022 pour financer les panneaux en question.

Des tentatives de suppression des panneaux anti-avortement ont échoué

Damara Wojcichowsky qui vit à Cudworth en Saskatchewan avait un projet similaire à celui de Mme Johnston.

Elle a été gênée par un panneau d'affichage installé juste avant le panneau Bienvenue à Cudworth indiquant : La vie est sacrée de la conception à la mort naturelle.

Elle a contacté la Ville, mais on lui a dit que rien ne pouvait être fait, car ce n'était pas techniquement un signe discriminatoire.

Elle a ensuite appris que la section locale des Chevaliers de Colomb (un groupe d'hommes catholiques) avait financé le panneau d'affichage. Elle les a contactés et a exprimé ses préoccupations, sans succès, dit-elle.

Le site web des Chevaliers de Colomb indique que l'organisation encourage les gens à s'engager dans la lutte contre l'avortement.

Mme Wojcichowsky avait l'impression d'avoir heurté un mur jusqu'à ce qu'elle découvre le compte de médias sociaux de Megan Johnston, ce qui l'a aidée à se sentir moins seule.

Elle estime que les messages véhiculés par les panneaux d'affichage anti-avortement sont dangereux, ajoutant que les gens semblent oublier que les avortements en plus d'éviter les grossesses non désirées aident aussi les personnes qui sont confrontées à des complications imprévues pendant la grossesse.

Avec les informations de Kendall Latimer

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