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L’UNESCO visite le parc national Wood Buffalo et pourrait le déclarer en péril

Le parc national de Wood Buffalo en 2018.

Cette semaine, des représentants de l'UNESCO visitent le parc national Wood Buffalo afin, notamment, de déterminer s’il devrait faire partie de la liste du patrimoine en péril. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Lennard Plantz

Radio-Canada

Des représentants de l’UNESCO sont de passage en Alberta pour déterminer si le parc national Wood Buffalo doit figurer sur la liste du patrimoine mondial en péril. Selon l’agence des Nations unies, l'ajout du parc à cette liste, qui comprend notamment la vieille ville de Jérusalem, le centre historique de Vienne et de nombreux sites archéologiques, est considéré comme « probable ».

Avec ses 44 807 km2, le parc national est riche en biodiversité et contient l’un des plus grands deltas d’eau douce au monde. Son nombre abondant de terres humides, de rivières, de lacs et de prairies en fait l'écosystème le plus vaste et le plus intact de ce genre en Amérique du Nord.

Cependant, le parc chevauchant la province de l’Alberta et les Territoires du Nord-Ouest s’assèche lentement en raison des changements climatiques et du développement du barrage Site C, en Colombie-Britannique.

De plus, selon des recherches, le contenu de certains bassins de résidus d'exploitation des sables bitumineux aurait déjà commencé à s'infiltrer dans les eaux souterraines et dans la rivière Athabasca.

En 2017, l’UNESCO a donné au gouvernement du Canada une liste des améliorations à apporter pour éviter que le parc ne se retrouve sur la liste du patrimoine en péril. Les rencontres prévues du 18 au 26 août serviront à évaluer les réponses apportées par les gouvernements fédéral et provincial à ces recommandations.

Melody Lepine, de la Première Nation crie Mikisew, a été l'une des premières à attirer l’attention de l’UNESCO sur la situation du parc national. Selon elle, le Canada n’en a pas toujours fait assez pour le protéger.

Un rapport préparé pour la Première Nation Mikisew par une consultante reconnaît que la province a créé des zones tampons autour du parc et qu'Ottawa a des plans de gestion de l'eau à l'intérieur de celles-ci, tout en ajoutant que peu d'autres choses ont été faites jusqu’à maintenant.

Selon le document, les évaluations des risques posés par les bassins de résidus des sables bitumineux n'ont pas encore commencé. Le rapport indique également que l’Alberta s'appuie sur les mêmes politiques qui ont amené le parc à son état actuel.

Des promesses peu rassurantes

Actuellement, tant le fédéral que la province préparent des règlements pour régir les premiers déversements de résidus dans la rivière Athabasca. Ces règles sont attendues pour 2025.

Selon l’Association minière du Canada, les exploitants de sables bitumineux disposent de processus éprouvés pour traiter les résidus. Elle affirme en outre que cette eau doit être évacuée pour que les bassins soient réhabilités.

De son côté, Gillian Chow-Fraser, de la Société pour la nature et les parcs du Canada, affirme que ni le gouvernement ni l’industrie minière n'ont envisagé d'autres moyens de traiter véritablement les résidus.

Avec les informations de La Presse canadienne

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