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Legacy Christian Academy : un appel à écarter les enseignants accusés de maltraitance

Un panneau indiquant l'église Mile Two devant un bâtiment.

Plus de 30 anciens élèves ont lancé un recours collectif qui réclame 25 millions de dollars.

Photo : CBC/Jeff Stapleton

Radio-Canada

D'anciennes élèves de la Legacy Christian Academy demandent au gouvernement provincial d'empêcher les enseignants accusés de maltraitance de continuer à travailler dans les écoles pendant l'enquête sur les allégations dont ils font l'objet.

Elles appellent la province à faire preuve de transparence dans l'enquête en cours et à prendre des mesures supplémentaires contre les employés impliqués dans l’affaire.

« Je pense qu’on sait très bien ce qu’il faut faire lorsqu'il y a des allégations de maltraitance contre des personnes en position d'autorité sur des enfants. »

— Une citation de  Stefanie Hutchinson ancienne élève de la Legacy Christian Academy

Stefanie Hutchinson et sa sœur Christina Hutchinson ont fréquenté la Christian Centre Academy, maintenant connue sous le nom de Legacy Christian Academy, de la maternelle à la 12e année.

Christina Hutchinson s'attend à ce que l'école soit un lieu sûr pour ses enfants. Elle affirme avoir le droit de savoir si des enseignants ont fait l'objet d'allégations de maltraitances.

On devrait informer le public afin qu'il puisse prendre des décisions dans son intérêt et celui des familles, souligne-t-elle.

Que leur faut-il de plus? ajoute Stefanie Hutchison. Cela cause un retard dans les mesures pour assurer la sécurité des enfants qui vont aller dans ces écoles. Cela n'a aucun sens, le Ministère essaie d'éviter d'avoir à prendre des décisions difficiles.

Plus de 30 anciens élèves ont déposé des plaintes auprès de la police et un recours collectif réclame 25 millions de dollars de dommages et intérêts. Ils allèguent avoir subi des agressions physiques répétées, de l’isolement cellulaire et des exorcismes, et avoir été forcés de participer à des campagnes politiques.

Les maltraitances auraient été commises par le personnel et les dirigeants de l'ancienne église Saskatoon Christian Centre Church et de l’école Christian Centre Academy, maintenant connus respectivement sous les noms de Mile Two Church et de Legacy Christian Academy.

Certaines de ces violences ont été confirmées par un ex-responsable de la Legacy Christian Academy.

La province ne dévoile pas de noms

Le gouvernement de la Saskatchewan a refusé de dévoiler si, sur les 21 personnes nommées dans la poursuite judiciaire, il y en a encore qui enseignent en Saskatchewan.

Cependant, le ministre de l'Éducation, Dustin Duncan, a annoncé que la province nommerait des administrateurs pour superviser les activités de trois écoles, dont la Legacy Christian Academy, qui emploient toutes des personnes citées dans le recours collectif.

Les administrateurs n’ont pas encore été sélectionnés, mais ils seront choisis d'ici la rentrée scolaire 2022-2023, selon le ministère de l'Éducation.

La police de Saskatoon a confirmé l'existence d'une enquête et affirme avoir transmis le dossier aux procureurs de la Couronne en avril pour qu'ils envisagent de possibles accusations.

Avec les informations d’Alexander Quon

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