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Impasse pour les autobus scolaires en vue de la rentrée à Québec

Gros plan sur le panneau STOP déployé d'un bus scolaire.

Des milliers d'écoliers risquent de ne pas avoir de transport scolaire à la prochaine rentrée.

Photo :  CBC / Eddy Kennedy

À une semaine de la rentrée, des milliers d'élèves risquent de ne pas avoir de transport scolaire. Environ 60 % des contrats sur le territoire de la Capitale-Nationale n’ont toujours pas été renouvelés pour les autobus jaunes.

C’est dans les discussions entre le gouvernement du Québec et les transporteurs que le bât blesse. Face à l’urgence de la situation, le gouvernement a mandaté Me Claude Sauvageau pour mener un sprint de négociations et trouver un terrain d’entente.

La Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ) se dit quant à elle prête à déployer des mesures de contingence.

Il s’agit des services de garde, de transport en commun ou de pédibus, a précisé la FCSSQ par voie de communiqué, ajoutant qu’il reviendra à chaque centre scolaire d’adopter les mesures les mieux appropriées à sa réalité.

Pour sa part, la présidente-directrice générale de la FCSSQ, Mme Caroline Dupré, n’envisage pas de report, d’annulation ou même d’enseignement à distance.

Les parents devront donc s’armer de patience et tenter de trouver des solutions de rechange.

Des parents pris en otage

De leur côté, les transporteurs réclament au gouvernement plus de financement dans un contexte d’inflation et d’augmentation des prix du carburant.

La pénurie de main-d’œuvre et le manque de rétention des chauffeurs représentent aussi un défi. Des employés disent avoir du mal à joindre les deux bouts.

Parce que nous autres aussi, on la subie, l’inflation, s’exclame Hélène Thibault présidente du syndicat des chauffeurs chez Autobus Tremblay & Paradis et chauffeuse d'autobus. On n’a pas le choix, on a besoin d’avoir des hausses salariales pour être capables de faire notre travail, poursuit-elle.

Photo d'Hélène Thibault.

Hélène Thibault, présidente du syndicat des chauffeurs chez Autobus Tremblay & Paradis

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Mme Thibault estime que les parents sont pris en otage dans des négociations qui peinent à aboutir. Elle n’exclut pas la possibilité d’une grève prochaine dans le milieu si une entente n’est pas conclue.

Des centres scolaires en attente

Si la situation est débloquée pour le Centre de services scolaire de la Capitale, qui a pu renouveler ses contrats. D'autres, comme la Commission scolaire Central Québec (CSCQ) et le Centre de services scolaire des Navigateurs (CSSDN), espèrent que les prochaines négociations porteront leurs fruits.

La CSCQ reste toutefois optimiste. J’ai bon espoir que les deux parties y arriveront, a indiqué par courriel Stephen Burke, son président. Il a choisi d'attendre la semaine prochaine avant de contacter les parents.

Même son de cloche de la part du Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries, où 16 000 élèves sont en attente de transport pour la prochaine rentrée.

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