•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Transport scolaire : les parents de l’Estrie sont invités à prévoir d’autres options

Un autobus scolaire couvert de pluie en février.

Les négociations se poursuivent pour renouveler les contrats, échus depuis le 30 juin.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Radio-Canada

À quelques jours de la rentrée scolaire, aucune entente n'est encore intervenue entre les transporteurs scolaires de l'Estrie et les centres de services scolaires. Les parents des élèves du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke ont d'ailleurs reçu une lettre mercredi les prévenant qu'ils pourraient devoir assurer eux-mêmes le transport de leur enfant à l'école.

Le courriel invite les parents à prévoir dès maintenant des solutions alternatives pour le transport de l'enfant, si aucun accord n'est ficelé à la fin du mois d'août, et ce, pour une durée indéterminée.

Onze transporteurs scolaires sont responsables d'amener environ 10 000 élèves à l'école annuellement à Sherbrooke, mais la situation frappe l'ensemble de la province. Québec a d'ailleurs nommé un négociateur pour accélérer les négociations, et celles-ci ne sont pas au point mort, ce qui est encourageant selon le directeur général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

On est en négociations très intensives, souligne Sylvain Racette. Aucune des deux parties n'a intérêt à ce qu'il n'y ait pas de transport scolaire. On est optimistes, on avance.

Néanmoins, le directeur général précise que le CSSRS se prépare à faire face à un afflux de voitures si les négociations n'aboutissent pas avant la rentrée.

C'est de s'assurer de la sécurité autour des écoles. Si le transport est interrompu, on ne veut pas que tout le monde arrive en même temps. On veut étendre les plages quand on va ouvrir et fermer pour permettre une arrivée plus progressive ou donner plus d'amplitude aux parents. On regarde s'il y aura des points pour déposer les élèves à un endroit plus éloigné, donne-t-il en exemple.

« Il faut considérer qu'il y a une possibilité qu'on n'arrive pas à une entente. Il faut trouver des façons d'amener les élèves en organisant de la marche entre voisins [...] en limitant le nombre de véhicules autour de l'école. »

— Une citation de  Sylvain Racette, directeur général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke
Photo officielle de Sylvain Racette.

Le directeur général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Sylvain Racette

Photo : Collaboration spéciale/CSSRS

Les centres de services scolaires des Sommets et du Val-des-Cerfs et la Commission scolaire Eastern Townships ont tous annoncé qu'ils font face à cette même possibilité à la rentrée. Quant au Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, une entente temporaire a été mise en place pour assurer le service à la rentrée.

Une demande pour se hisser au-dessus du seuil de la pauvreté

Stephen Gauley, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière, voit les négociations d'un bon oeil, mais rappelle que les demandes passées n'ont pas été fructueuses. C'est plus payant d'aller travailler pour un Rona ou un Costco actuellement.

Il explique que les transporteurs voudraient que 7000 $ soient ajoutés à leurs contrats pour augmenter les salaires des chauffeurs d'autobus. Il souligne que l'inflation frappe tout autant les transporteurs.

Cette demande vient simplement pour pallier le manque à gagner pour être au-dessus du seuil de la pauvreté.

« Le salaire moyen est de 20 000 $, soit 25 % en deçà du seuil de la pauvreté. »

— Une citation de  Stephen Gauley, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus la Sapinière
Des autobus scolaires.

Selon Stephen Gaulay, les chauffeurs d'autobus sont payés en deçà du seuil de la pauvreté.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

De son côté, la CSSRS souligne dans son courriel que les centres de services scolaires ont les mains liées dans ce dossier, puisqu’ils doivent composer avec un budget fixé par le ministère de l’Éducation et négocier ensuite avec les transporteurs [...] notre centre de services scolaires devrait utiliser les sommes octroyées à la mission et au service aux élèves.

Un lourd impact pour les parents

Le président de la Fédération des comités de parents du Québec, Kévin Roy, croit que toutes les parties sont conscientes des lourds impacts qu'entraînerait l'absence du transport scolaire.

On souhaite que ça se règle, au bénéfice des parents et des élèves. Le transport, c'est un service essentiel. Sans cela, plusieurs familles seraient désorganisées, souligne-t-il.

Kévin Roy croit toutefois que la résolution du conflit se fera bientôt, également pour éviter d'ajouter un fardeau supplémentaire aux administrateurs scolaires pour organiser une rentrée complexifiée. Je suis convaincu qu'avec la nomination d'un négociateur, qu'on va arriver à une entente avant la rentrée scolaire.

« Un parent qui habite à 45 minutes de l'école, ça fait beaucoup de temps perdu pour un parent. Et ça, c'est pour ça qui peuvent. »

— Une citation de  Kévin Roy

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !