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Sept nouvelles plaintes pour abus déposées contre l’Archevêché de Montréal

Une croix d'une église vue à travers des branches d'arbres.

Les faits dénoncés à l'ombudsman de l'Archevêché concernent de plus en plus de cas contemporains.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Sept nouvelles plaintes pour abus ont été transmises à l'ombudsman de l'Archevêché de Montréal, révèle le plus récent rapport trimestriel de l'institution religieuse, qui couvre la période du 1er avril au 31 juillet de cette année.

Le rapport en question, le quatrième du genre depuis l'arrivée en fonction de l'ombudsman, Me Marie Christine Kirouac, couvre la période allant du 1er avril au 31 juillet dernier.

Le document précise que des sept plaintes pour abus, six ont été transférées au Comité consultatif à des fins d'enquête et de suivi.

En tout, depuis le début des travaux de Me Kirouac, 58 plaintes d'abus ont été soumises audit comité, qui présente ensuite des recommandations à l'archevêque, Mgr Christian Lépine. De ce nombre, 33 concernent des abus sexuels.

À ce total, précise le rapport trimestriel, il convient aussi d'ajouter 11 plaintes découlant d'anciens dossiers qui étaient sous la responsabilité du juge à la retraite André Denis, qui a présenté, au printemps dernier, les résultats d'un audit externe.

L'audit en question portait sur de possibles abus sexuels à l'encontre de mineurs, sur une période allant de 1940 à ce jour.

Toujours dans son rapport, l'ombudsman précise devoir consacrer une bonne part de [ses] énergies actuelles à traiter des dossiers de plaintes qui, parfois, n'ont pas été traités du tout; ont été traités, mais sans sanction ou même suivi; ont été détruits, mais avec une mention expresse des abus qu'ils contenaient.

Si son mandat consiste à traiter les plaintes pour abus dans leur ensemble, et non pas seulement les allégations de nature sexuelle , Me Kirouac indique avoir priorisé les cas où des abus sexuels ont été reprochés à des personnes encore en poste ou ayant toujours des facultés, afin de m'assurer de la sécurité de la communauté en premier lieu.

Au dire de l'ombudsman, les 11 plaintes liées aux anciens dossiers ayant été transmises au Comité consultatif viseraient autant de membres du clergé, qui auraient fait 22 victimes.

Plusieurs abus récents

Selon les plaintes reçues par l'ombudsman, dans le cadre de ce quatrième rapport trimestriel, la grande majorité des faits reprochés se seraient produits dans la décennie 2020; on note aussi des cas dans les années 1950 et 1960, même s'ils sont peu nombreux.

Me Kirouac s'est intéressée à des cas liés à des abus psychologiques – abus de pouvoir, misogynie, etc. –, financiers, physiques, spirituels et sexuels.

La quasi-totalité des plaintes, pour la période du 1er avril au 31 juillet de cette année, concernent des cas d'abus psychologique. On retrouve également une plainte pour abus financier, deux plaintes pour abus physique et une plainte pour abus sexuel, notamment.

Pour l'ensemble des plaintes pour abus transmises au Comité consultatif, cependant, soit un total de 69, y compris les plaintes découlant de l'audit interne, les abus de nature sexuelle en viennent à représenter le tiers des cas, avec 33 plaintes.

Suivent les abus psychologiques (26 cas) et physiques (10 cas), entre autres.

L'ombudsman précise que dans les cas d'abus de nature sexuelle, près d'une victime sur deux (42,5 %) a été abusée à répétition. Ce taux passe à 80 % pour les victimes d'abus physiques.

Toujours pour les cas d'abus sexuels dénoncés depuis le début du mandat de l'ombudsman, la plupart des faits se seraient produits dans les années 1950 et 1960, mais une bonne partie aurait aussi eu lieu depuis le début des années 2020.

Les abus, qu’ils soient sexuels, physiques ou psychologiques perpétrés durant les années cinquante et soixante l’ont été majoritairement par des membres des communautés religieuses, indique l'ombudsman dans son rapport.

Dans la conclusion de celui-ci, Me Kirouac estime que puisque les faits dénoncés sont de plus en plus contemporains, il s'agit d'une preuve que le virage amorcé avec l’instauration du présent système fonctionne et qu’ensemble, nous pourrons mettre fin à toutes les formes d’abus.

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