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Mise en garde des autorités contre une nouvelle drogue de rue présente à Brandon

Solange Machado et Destiny Cathcart se tiennent debout à l'extérieur.

La coprésidente du conseil consultatif de Manitoba Harm Reduction Network, à Brandon, Destiny Cathcart, et la coordonnatrice Solange Machado se préoccupent de la sécurité des consommateurs en raison de la présence d’une drogue de rue à haut risque à Brandon.

Photo : Radio-Canada / Chelsea Kemp

Radio-Canada

L'Office régional de la santé Prairie Mountain a lancé une alerte au sujet du bromazolan, une drogue potentiellement dangereuse trouvée à Brandon, pour laquelle il n'existe aucun traitement en cas de surdose.

Le bromazolam appartient à la famille des benzodiazépines, qui regroupe de médicaments antidépresseurs souvent prescrits comme sédatifs. La police de Brandon a trouvé cette drogue mélangée à du fentanyl, dans des échantillons de drogues de rue confisquées récemment. La drogue avait l'aspect d'une poudre beige.

L'Office régional de santé a lancé une alerte la semaine dernière, à la suite de cette découverte, pour mettre la population en garde contre cette drogue.

Le sergent Myran Hamm, des services d’information du Service de police de Brandon, explique que cette drogue ne fait pas partie de la famille des opioïdes et qu’on ne peut donc administrer de la naloxone à une personne qui ferait une surdose, comme on peut le faire dans le cas du fentanyl. La naloxone n’a aucun effet sur le bromazolam.

Selon Santé Canada, le fait de mélanger le bromazolam à un opioïde comme le fentanyl entraîne un effet soporifique qui augmente le risque de surdose.

La coordinatrice de l’organisme Manitoba Harm Reduction, Solange Machado, explique qu'on ne sait pas grand-chose sur le bromazolan. C’est une découverte récente à Brandon, souligne-t-elle.

Coprésidente d'un conseil consultatif de pairs au Manitoba Harm Reduction Network, Destiny Cathcart a constaté une hausse des surdoses dans la ville et rappelle que les benzodiazépines sont des drogues puissantes.

Si la personne n’est pas habituée à en prendre, le risque de surdose est encore plus grand. Et en cas de surdose, la naloxone est effectivement inutile, affirme-t-elle.

Le sergent Hamm ajoute que les risques sont plus élevés, que ce soit pour les personnes qui consomment cette drogue ou pour toute personne en contact avec ces substances.

L'Office régional de la santé Prairie Mountain n'a pas souhaité faire de commentaires et a dirigé CBC/Radio-Canada vers la province, qui n'avait pas réagi au moment de publier.

Protéger les consommateurs et prévenir les risques

Solange Machado rappelle qu’il n’existe pas de test pour repérer les traces de benzodiazépine dans le sang. Les tests actuels dont dispose Manitoba Harm Reduction permettent uniquement de détecter la présence de fentanyl.

Elle recommande aux consommateurs de ne jamais être seuls quand ils prennent de la drogue, de surveiller l’état des autres et ne pas verrouiller les portes. Il faut aussi garder un téléphone à proximité pour joindre les services d’urgence au besoin.

Solange Machado précise qu'on peut reconnaître si une personne est en surdose au fait qu'elle ne réagit pas, et qu'elle a les lèvres bleues et de la difficulté à respirer.

Avec les informations de Chelsea Kemp

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