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Mort à Coaticook : un événement qui relance le débat sur l’accès aux services d’urgence

Deux ambulances stationnées dans un garage.

Une seule ambulance était en service à Coaticook, dimanche soir.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux

Radio-Canada

La rupture de services ambulanciers survenue dimanche soir à Coaticook, alors que deux personnes nécessitaient des soins urgents, relance le débat entourant la desserte ambulancière et la fermeture de l'urgence de la municipalité.

Le maire de Coaticook, Simon Madore, soutient qu'il fera un suivi serré auprès du CIUSSS de l'Estrie - CHUS pour faire la lumière sur les événements. Ce dernier milite depuis longtemps pour que l'urgence soit de nouveau ouverte en tout temps. Dès la fermeture en juillet 2021, il soulignait l'importance d'avoir un service d'urgence de proximité, notamment pour assurer la sécurité des nombreux touristes dans la région.

Lors de la fermeture de l'urgence, on nous avait promis une couverture ambulancière de deux, même trois ambulances lorsqu'il y a des transferts, rappelle-t-il. Il souligne qu'une rencontre est prévue très bientôt avec le CIUSSS pour comprendre ce qui s'est passé, et s'il s'agit d'un événement isolé.

Simon Madore à l'extérieur.

Le maire de Coaticook Simon Madore.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

On est tombé en découverture ce dimanche ce soir. Est-ce que cet événement-là est arrivé souvent? [...] Une rencontre est prévue sous peu pour faire la lumière et voir s'il y a eu d'autres découvertures pour sécuriser nos gens, sécuriser notre population et nos touristes.

« On veut une urgence 24, 7. Je pense que ça prouve qu'on en a besoin. Est-ce qu'on aurait sauvé ce candidat-là? Je ne sais pas, je ne suis pas médecin, mais je pense que ça vient de prouver qu'on a besoin d'une bonne desserte et d'une urgence 24, 7. »

— Une citation de  Simon Madore, maire de Coaticook

Un risque réel pour la vie, selon la CDC

La Corporation de développement communautaire (CDC) de la MRC de Coaticook s'est mobilisée elle aussi contre la fermeture de l'urgence la nuit. La CDC craignait que la modulation de services n'ait de lourds impacts sur la communauté de la MRC.

C'est ce qu'on ne voulait pas qui arrive, explique sa directrice générale Émilie Drouin. On s'est ramassé avec un territoire complètement à découvert : pas d'urgence, pas d'ambulance [...] On ne connaît pas l'historique médical [de l'homme], mais on se doute que cela peut porter atteinte à des vies que les heures de l'urgence soient modulées. Et la coupure partielle de services a fait en sorte que cela a été beaucoup plus long. Cela n'aurait peut-être rien changé [pour la victime], mais ce risque-là est réel.

« C'est un parfait exemple de ce qu'on craignait le plus. »

— Une citation de  Émilie Drouin, directrice générale de la Corporation de développement communautaire de la MRC de Coaticook

Émilie Drouin affirme qu'elle va relancer le débat pour trouver des solutions. [Le temps d'attente des ambulances] ne peut plus être long. Il faut penser en dehors de la boîte.

Un triste événement

Le soir du 14 août, il s'est produit un triste événement où la chaîne d'intervention préhospitalière n'a pas été efficace. On souhaite d'ailleurs présenter nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches, souligne quant à lui le coordonnateur aux communications chez Dessercom, Francis Brisebois.

Je ne peux pas déterminer qui est imputable de cette situation-là, malheureusement. Ça aurait pris une enquête du coroner. Je ne crois pas qu'ils vont la faire pour l'instant, ajoute-t-il.

L'entreprise ambulancière qui dessert Coaticook croit que le gouvernement doit investir et s'impliquer davantage dans le dossier.

« On a demandé de l'aide au ministère de la Santé et on attend d'avoir des actions concrètes, des investissements concrets. On a longtemps été négligés dans les budgets de la santé.  »

— Une citation de  Francis Brisebois, coordonnateur aux communications chez Dessercom

Un suivi de la députée

La députée caquiste de Saint-François, Geneviève Hébert, soutient pour sa part qu'elle est en contact régulier avec le CIUSSS concernant le dossier de l'accès aux services de santé, dont la desserte ambulancière.

Par voie de communiqué, elle explique que ce genre de situation nous préoccupe beaucoup et c’est pourquoi l’établissement doit procéder à une revue des faits pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé. Une fois que l’établissement aura conclu son analyse, nous serons à l’écoute de ses recommandations pour éviter que ça ne se reproduise.

Avec les informations de Brigitte Marcoux et d'Alexis Tremblay

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