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Projet Medway : des citoyens dénoncent le permis de démolition du 35 rue Saint-Louis

L'édifice de Poitras meubles et design de la rue Saint-Louis, à Rivière-du-Loup.

L’édifice qui abrite l’entreprise Poitras meubles et design pourrait laisser place à une construction de 9 étages du promoteur Medway (archives).

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Radio-Canada

Près d’une trentaine de personnes se sont présentées mardi soir devant les élus de Rivière-du-Loup pour porter en appel l’octroi d’un permis de démolition de l’édifice situé au 35 rue Saint-Louis.

Le permis de démolition a reçu l’aval du comité de démolition, formé de membres du conseil municipal et d’employés de la Ville de Rivière-du-Loup.

Une quinzaine de citoyens ont pris la parole lors du conseil municipal de mardi soir. Ils s’opposent au permis de démolition de l’édifice abritant l’entreprise Poitras meubles et design, car ils considèrent qu’il s’agit d'une première étape vers la réalisation du projet du Groupe Medway.

Un des opposants, Michel Ouellet, répète qu’il ne se prononce pas contre la démolition du 35 rue Saint-Louis, mais plutôt contre ce qui remplacera le bâtiment actuel, soit le complexe immobilier. Venir immédiatement à côté de la maison des aînés et venir tout raser ce qui est là, ça va amener une forte densité de trafic. On pense que ça ne s’inscrit pas dans l’harmonisation du quartier, dit-il.

« On pense que ça va paralyser le centre-ville. »

— Une citation de  Michel Ouellet, citoyen de Rivière-du-Loup
Des citoyens sont réunis dans la salle du conseil municipal.

Une trentaine de citoyens, dont une quinzaine a pris la parole mardi soir contre le projet Medway au centre-ville de Rivière-du-Loup.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Le promoteur souhaite construire un immeuble de neuf étages au centre-ville de Rivière-du-Loup, dont trois étages de locaux commerciaux et six étages de condominiums locatifs. Le projet inquiète et a suscité un mécontentement chez bon nombre de citoyens au cours des derniers mois.

Les élus analysent l’appel

Le directeur général de la Ville de Rivière-du-Loup, Denis Lagacé, affirme que les élus devront délibérer à la suite des commentaires entendus lors de la séance. À la prochaine rencontre du conseil, ils pourraient rendre leur décision, à savoir s’ils maintiennent la décision du comité de démolition.

« La question est : est-ce que la Ville doit renverser la décision du comité de démolition sur le 35 rue Saint-Louis? »

— Une citation de  Denis Lagacé, directeur général de la Ville de Rivière-du-Loup

Le Groupe Medway a d’ailleurs rendu publiques mercredi matin des simulations visuelles. Il est d’avis que les projections démontrent l’impact visuel limité de la présence du complexe immobilier.

Ce qu’on veut, c’est démontrer l’impact réel. On espère que les citoyens inquiets, ça va les sécuriser un peu […]. On pense que pour l’aspect de l’impact visuel, l’exercice vient démontrer qu’il est plus minime qu’on s’attendait d’avoir, explique le président-directeur général (PDG) du Groupe Medway, Yan Boudreau.

Le promoteur ajoute que le projet est conforme à la modification de la réglementation municipale en matière d’aménagement et d’urbanisme.

Des opposants avaient entre autres affirmé que la Ville ne pouvait autoriser le projet, car il contrevient à son Plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA).

L’urbaniste pour Medway, Robert Cooke, rappelle que la Ville de Rivière-du-Loup est seulement à l’étape de délivrer des permis de démolition.

L’aspect architectural, c’est une autre étape. Une fois que le conseil va avoir autorisé la démolition, la prochaine étape c’est de déposer des plans. Pour l’apparence architecturale du bâtiment, on va déposer quelque chose qui va s’intégrer dans son milieu, avance M. Cooke. En temps et lieu, les dessins seront soumis au PIIA, souligne-t-il.

Pour l’instant, le projet conservera sa forme actuelle. On est ouverts à des modifications. On n’est pas fermés à regarder des éventualités pour les looks architecturaux, précise le PDG Yan Boudreau.

Avec la collaboration de Patrick Bergeron

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