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Le calme après la tempête au conseil municipal de Trois-Rivières

Des conseillers municipaux se tiennent derrière un lutrin devant l'hôtel de ville de Trois-Rivières.

Les sept conseillers qui ont dénoncé l'attitude de leurs collègues dans une lettre ouverte estiment que leur geste a mené à une conversation « franche ».

Photo : Radio-Canada

Il y aura « un avant et un après » à la lettre ouverte dénonçant le climat de travail à l’hôtel de ville de Trois-Rivières, estiment ses signataires. Les sept conseillers qui l’ont rédigée sont sortis de leur mutisme mardi soir lors d’un point de presse tenu en marge de la séance du conseil municipal.

Réunis sur le parvis de l’hôtel de ville, les conseillers Daniel Cournoyer, Maryse Bellemare, Sabrina Roy, Pierre Montreuil, Jonathan Bradley, René Martin et Alain Lafontaine ont souligné que la lettre a provoqué une discussion sincère à la session de travail précédant la séance du conseil. 

Cette lettre que j’ai cosignée, est-ce que c’était le bon moyen? On ne le sait pas, mais c’est sûr que ça a été un moyen qui a ouvert des discussions, a déclaré Maryse Bellemare, représentante des résidents du district de Chavigny. Il y a un avant 16 août et il devrait y avoir un après 16 août.

Plusieurs cosignataires, dont la conseillère du district de la Madeleine, Sabrina Roy, ont insisté sur la nécessité de poser un tel geste afin de restaurer le respect à l’hôtel de ville. Je crois qu’il fallait vraiment crever l’abcès et c’est ce qu’on a fait cet après-midi. J’ai confiance qu’on puisse travailler dans un climat sain et respectueux.

Également présent, le maire Jean Lamarche s'est engagé à lancer une démarche de planification stratégique visant à obtenir un consensus sur des enjeux prioritaires. Il fera des propositions en ce sens à la séance du conseil du 30 août. Bien sûr, les gens ont des visions différentes, mais on va s'assurer de considérer tous les avis pour développer une vision commune.

Un geste rassembleur?

Dans un geste de main tendue, Daniel Cournoyer a incité les élus initialement mis à l’écart à faire preuve d’unité en participant au point de presse. Les conseillers non signataires Dany Carpentier et François Belisle se sont ralliés à la cause.

Tout le monde a des choses à améliorer, autant chez les directeurs que chez les élus et le maire, a formulé François Bélisle.

Je suis prêt à le faire. Je sais que c’est un gros contrat, par contre, je ne suis pas naïf, mais si on n’essaie pas on ne le saura pas, a-t-il ajouté, faisant référence aux divergences d’opinions qui divisent régulièrement les élus.

Préférant faire bande à part, la conseillère du district des Rivières, Pascale Albernhe-Lahaie, était toujours ébranlée après avoir été prise à partie publiquement par ses collègues. Elle dit vouloir d’abord comprendre les récriminations qui lui ont été adressées.

Richard W. Dober, Pierre-Luc Fortin, Luc Tremblay et Geneviève Auclair étaient également absents lors de l’allocution devant les médias. Cette dernière n’a pas souhaité prendre position dans ce litige, mais a admis éprouver un profond malaise avec cette lettre, qu’elle a comparée à un procès sur la place publique.

Visé par des allégations d’intimidation et de harcèlement par son confrère Alain Lafontaine, le conseiller du district de Marie-de-l’Incarnation, Richard W. Dober, a fait lui aussi un travail d’introspection. Il pense que l’événement aura calmé les ardeurs de chacun.

Une fois que le problème a été amené en importance, je pense que tout le monde va faire un peu plus attention, a-t-il dit après la séance du conseil.

Cette première assemblée depuis la pause estivale s’est déroulée sans accroc.

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