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Deux femmes de Saskatoon se souviennent de la prise de Kaboul par les talibans

Des talibans à Kaboul.

Les talibans ont repris le pouvoir à Kaboul le 15 août 2021. (archives)

Photo : Getty Images / MOHD RASFAN

Radio-Canada

Cela fait un an que Kaboul, la capitale afghane, a été reprise par les talibans. Un premier anniversaire qui replonge deux femmes de Saskatoon dans le chaos et la crise qui s'en est suivi.

Pour Maryam Masoomi, une citoyenne afghane, c'est ce changement de régime qui l'a poussée à commencer une nouvelle vie à Saskatoon.

Maryam Masoomi, une réfugiée afghane, participe à une vidéo produite par la Ville de Saskatoon et l'Université de la Saskatchewan pour promouvoir l'inclusion.

Maryam Masoomi, une réfugiée afghane, participe à une vidéo produite par la Ville de Saskatoon et l'Université de la Saskatchewan pour promouvoir l'inclusion.

Photo : Maryam Masoomi

Elle affirme que l'arrivée des talibans a marqué le début d'un chemin très difficile pour elle et ses proches.

C'était une nouvelle choquante pour tout le monde. Tout le monde était tellement déçu, se rappelle-t-elle.

D'autant plus que Mme Masoomi estimait courir un risque particulier en raison de sa renommée en tant que cheffe du groupe de musique Sound of Afghanistan. Leurs chansons étaient populaires sur YouTube et mettaient en vedette de jeunes filles chantant sur l'importance de l'éducation et de l'autonomisation des femmes.

Lorsque les talibans ont pris le pouvoir, elle et d'autres membres du groupe se sont cachées dans leurs maisons pendant plusieurs jours avant d'apprendre qu'une organisation humanitaire leur avait obtenu des visas canadiens.

Environ deux semaines après la chute de Kaboul, Mme Masoomi a quitté la ville au milieu de la nuit avec sa famille et des proches, prenant des précautions supplémentaires pour s'assurer qu'ils n'étaient pas reconnus.

C'était pour eux le début de deux mois de fuite en traversant d'innombrables points de contrôle talibans.

Ils ont finalement réussi à traverser la frontière pakistanaise, d'où ils se sont envolés pour le Canada.

Aider ses anciens collègues

Pat Atkinson, une résidente de Saskatoon et ancienne députée provinciale, a travaillé en Afghanistan de 2013 à 2015 pour une organisation qui vise à accroître la participation des femmes en politique.

Pat Atkinson parle à la caméra dans un studio de CBC.

Pat Atkinson continue de tenter d'aider d'anciens collègues à immigrer au Canada. (archives)

Photo : Radio-Canada

Lorsque les talibans ont pris le pouvoir l'année dernière, elle était encore en contact avec plusieurs de ses anciens collègues. Elle les a aidés à déposer des documents pour obtenir l'autorisation de fuir au Canada puis a pris contact avec le haut-commissariat du Pakistan par l'intermédiaire d'un contact dans le pays.

J'ai eu l'adresse courriel. Je leur ai envoyé les passeports de mes collègues et l'acceptation du Canada et ils leur ont obtenu des visas pour le Pakistan, explique-t-elle.

Alors que bon nombre de ses anciens collègues ont réussi à se réfugier au Canada, elle dit qu'il y a encore 120 personnes qu'elle connaît qui ont postulé et n'ont jamais eu de nouvelles.

Pat Atkinson affirme continuer de communiquer et de travailler avec ses anciens collègues afin de les aider à venir s'installer au pays.

Avec les informations de Saskatoon Morning

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