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1000 logements : Cathy Fortin rassurée par la position des élus de Chicoutimi

Des élus autour d'une table.

La séance du conseil d'arrondissement de Chicoutimi s'est déroulée mardi midi.

Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier

Radio-Canada

La conseillère municipale Mireille Jean affirme que la réflexion sur le développement de la zone ferroviaire de Chicoutimi n’est pas terminée et que l’endroit n’accueillera pas nécessairement 1000 logements, comme le spécifiait la promesse électorale de la mairesse de Saguenay, Julie Dufour. Cette sortie a rassuré la cofondatrice de la Coalition avenir Chicoutimi, Cathy Fortin.

Mireille Jean a expliqué mardi midi lors d’une séance mouvementée du conseil d’arrondissement de Chicoutimi qu’un comité formé d’élus, de représentants de Promotion Saguenay et d’autres intervenants se penche actuellement sur l’avenir de la zone ferroviaire et que l’appel d’offres lancé récemment pour trouver un concept d’aménagement va avant tout permettre de poser des balises pour un appel de projets, mais que rien n’est fixé.

Les citoyens présents ont été quelque peu surpris, parce qu’il a peu été question de ce comité dans les médias jusqu’à maintenant, alors que les informations sur le projet proviennent surtout du cabinet de la mairesse. Le comité a été mis sur pied au début de l’année et Julie Dufour n’y siège pas. Quelques réunions se sont tenues jusqu’à maintenant.

La conseillère comprend toutefois qu’une confusion peut régner au sein de la population.

Un photographe prend des photos lors d'une assemblée publique.

Cathy Fortin, porte-parole de la Coalition avenir Chicoutimi, est intervenue lors de l'assemblée du conseil d'arrondissement de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Fillion

La confusion vient, je pense, du fait que c’est une promesse de la mairesse de faire un 1000 logements. C’est un beau chiffre, 1000 logements. En campagne électorale, je pense que ça pogne. Maintenant, on est rendu dans le plus concret. Donc, le 1000 logements, il n’y a pratiquement plus personne qui en parle à l’interne. Pourquoi c’est sorti aujourd’hui, je ne le sais pas. Le 1000 logements n’existe plus en tant que tel. D’intégrer du logement, oui, du logement diversifié, oui, a soutenu la conseillère municipale.

Le responsable de la Commission des finances de Saguenay, Michel Potvin, estime pour sa part que la construction de logements demeure le meilleur projet, peu importe le nombre.

Durant la campagne électorale, on visait 1000 logements, mais ça peut être moins de logements, ça peut être le tiers du terrain, ça peut être les deux tiers du terrain. Mme Néron défendait l’amphithéâtre, elle a perdu ses élections. On ne peut pas dire qu’on a caché nos cartes. Nos cartes étaient claires, on mettait des logements sur la zone ferroviaire, parce que, pour l’instant, c’est le meilleur projet, a souligné celui qui a accordé son appui à Julie Dufour lors de la dernière campagne électorale.

Cette dernière a récemment indiqué qu'elle souhaite que la construction débute dès l'automne 2023 ou le printemps 2024.

Cathy Fortin rassurée

Des citoyens membres de la Coalition avenir Chicoutimi ont aussi pris la parole lors de la séance pour réclamer à nouveau que la consultation faite en 2019 sur l’avenir du secteur soit prise en compte. Ils avaient fait une sortie publique plus tôt cette semaine. La cofondatrice, Cathy Fortin, s’est dite satisfaite de la réponse des élus.

Des personnes réunies en assemblée.

Cathy Fortin et Michel Julien, instigateurs de la Coalition avenir Chicoutimi, lors du conseil d’arrondissement de Chicoutimi, qui a eu lieu à l’hôtel de ville. Un peu moins de 30 personnes y ont assisté.

Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier

Je pense que les élus de l’arrondissement de Chicoutimi ont fait leurs devoirs, se sont assis, se sont aperçus que le 1000 logements, ça ne passait pas. Alors, ils ont fait leurs devoirs. Je pense qu’ils vont continuer dans le bon sens. On est très, très, très positifs par rapport à cette réunion-là. Je pense que s’ils nous donnent la chance et qu’ils nous montrent ce que ça va être, le projet, on va sortir gagnants de cette contestation, a-t-elle estimé.

Une autre coupe d’arbres dénoncée

Une nouvelle coupe d’arbres matures a été dénoncée lors de la même séance. Elle est survenue récemment dans le secteur du chemin des Villas, non loin du rang Saint-Martin, où se trouve un lotissement de villégiature.

L’abattage s’est produit sur le terrain d’une résidence qui est transformée en maison de répit pour la Société de l’autisme de la région. En plus de dénoncer la disparition d’arbres, ces citoyens en ont aussi contre l’installation prévue d’une clôture de près de deux mètres près du bâtiment.

Le promoteur qui a bâti ce développement immobilier, Rémy Tremblay, a lui aussi été surpris par la coupe d’arbres, d’autant plus qu’il fait signer un contrat notarié à chaque nouveau propriétaire qui oblige techniquement les propriétaires à lui demander l’autorisation avant de couper des arbres.

Une maison avec un terrain dégagé.

Des citoyens du secteur du chemin des Villas déplorent l'abattage d’arbres, survenu récemment sur le terrain d’une résidence qui est transformée en maison de répit pour la Société de l’autisme de la région.

Photo : Radio-Canada / Catherine Fillion

Il y a au moins 10-15 arbres qui ont été coupés volontairement pour faire de la place. Normalement, pour faire une clôture, on garde les beaux arbres, ça fait un bel environnement. On ne coupe pas les arbres pour se faire un enclos, on garde les beaux arbres. J’étais découragé aussi de voir ça, a-t-il indiqué.

Il déplore également qu'un organisme s'installe dans un secteur résidentiel.

Des citoyens ont reproché au conseiller municipal du secteur, Michel Potvin, son inaction dans le dossier. L’élu a assuré qu’un suivi du dossier sera fait et que les personnes concernées feront l'objet d'une rencontre.

D'après un reportage de Myriam Gauthier

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