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Hockey et agressions sexuelles : le programme ONSIDE de retour en Ontario

Des joueurs canadiens se rassemblent sur la glace pour célébrer.

Hockey Canada a réglé à l'amiable une présumée affaire d'agression sexuelle qui aurait été commise en 2018. Or, la Ligue de hockey de l'Ontario annonce le retour de sa formation en lien avec les agressions sexuelles. (Archives)

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Radio-Canada

Le programme ONSIDE de la Ligue de hockey de l'Ontario (OHL), qui offre aux joueurs une formation visant à accroître la sensibilisation au harcèlement et aux agressions sexuelles, revient cet automne après une pause que l'organisation a déclaré être due à des restrictions liées à la pandémie.

Le programme est en pause depuis 2019.

Par exemple, les Rangers de Kitchener ont suivi la formation en mars, selon la Ligue de hockey de l'Ontario.

La directrice des opérations des Bulldogs de Hamilton, Peggy Chapman, indique que l'équipe ne considérait pas la formation comme obligatoire au cours des deux dernières années en raison des restrictions liées à la COVID-19, mais aussi parce que de nombreux joueurs avaient déjà suivi la formation.

Chez les Bulldogs, le programme est enseigné par le Sexual Assault Centre of Hamilton (SACHA, Centre d'aide aux victimes d'agressions sexuelles de Hamilton, traduction libre).

La directrice générale du SACHA, Jessica Bonilla-Damptey, affirme que l'atelier annuel sur les agressions doit être suivi par toute l'équipe, le personnel d'entraînement et les dirigeants.

Je pense qu'il est important que toute l'équipe soit présente - pas seulement les nouvelles recrues qui arrivent, mais aussi les membres de l'équipe qui sont là depuis des années, dit Mme Bonilla-Damptey.

Mme Chapman ajoute que son équipe participe habituellement à la formation ONSIDE au début de la saison, à l'automne.

Un examen complet

En mai dernier, Hockey Canada a réagi aux allégations selon lesquelles une femme a été agressée sexuellement par huit joueurs non identifiés du Mondial junior à London, en Ontario, en 2018.

En juin, on a appris que Hockey Canada comptait 21 règlements d'agressions sexuelles depuis 1989, et que près de 9 millions de dollars de règlements avaient été versés aux victimes à partir d'un fonds créé à cet effet.

Les dirigeants [de Hockey Canada] savent que ces choses se sont produites, et c'est un problème, souligne Mme Bonilla-Damptey. Il est important que les dirigeants prennent ces questions très au sérieux.

Hockey Canada a publié un plan d'action le 25 juillet, deux jours avant qu'il soit révélé que les fonds d'inscription au hockey étaient utilisés pour payer des règlements d'agression sexuelle. Le plan d'action indique que Hockey Canada améliorera sa formation sur la masculinité, le consentement et les comportements toxiques, dans le but de changer la culture du hockey.

L'annonce du plan d'action indique qu'il y aura un examen complet de tous les programmes de formation existants par un spécialiste indépendant et un meilleur dépistage du caractère des joueurs.

Le programme ONSIDE

Dans l'OHL, la formation liée aux agressions sexuelles est obligatoire depuis 2016, année où le programme ONSIDE de l'OHL a été lancé.

Le vice-président de l'OHL, Ted Baker, précise que la Ligue offrait déjà des formations obligatoires sur la santé mentale, la consommation de drogues et la conduite respectueuse sur la glace.

Selon Mme Bonilla-Damptey, le programme ONSIDE est un cours de deux heures offert aux joueurs, aux entraîneurs et aux dirigeants.

Une photo de Jessica Bonilla-Damptey.

Jessica Bonilla-Damptey est la directrice générale du SACHA.

Photo : Radio-Canada / CBC

Celle-ci ajoute que l'atelier vise à enseigner aux joueurs de l'OHL à être des leaders contre la violence sexuelle, et enseigne aux joueurs la définition de la culture du viol, les mythes courants entourant les agressions sexuelles, et les conséquences d’être spectateur de telles situations.

Comment les joueurs peuvent-ils jouer un rôle, au lieu d'être des spectateurs? donne-t-elle comme exemple des questions abordées.

M. Baker indique que chaque équipe de la Ligue de hockey de l'Ontario, y compris ses trois équipes américaines, reçoit une formation de la part d’un centre local d'aide aux victimes d'agression sexuelle.

Selon Mme Bonilla-Damptey, l'enseignement du consentement et de l'autonomie corporelle dès le plus jeune âge est une partie importante de la conversation.

Parler du consentement devrait commencer dès un très jeune âge.

Le sport est généralement une plateforme hyper masculine, alors le fait de pouvoir montrer ce qu'est une masculinité saine, et d'avoir des mentors qui encadrent cela, et de parler aux jeunes joueurs et de partager ce message est transformateur, conclut M. Taylor.

Avec les informations de Cara Nickerson, de CBC

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