•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Uashat mak Mani-utenam exige l’arrêt des travaux de Murchison Minerals

affiche du conseil de bande de Uashat mak Mani-utenam.

Le conseil de bande de Uashat mak Mani-utenam

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le conseil de bande des Innus de Uashat mak Mani-utenam demande l'arrêt des travaux d'exploration de la minière Murchison Minerals Ltd avant le 20 août. La compagnie procède actuellement à des travaux d’exploration, dont du forage et du déboisement, pour son projet de nickel-cuivre-cobalt au Haut Plateau de la Manicouagan (HPM).

Mise à jour du 23 août :

Le conseil de bande de Uashat mak Mani-utenam accorde un délai supplémentaire d'une à deux semaines à la minière ontarienne Murchison Minerals.

Le conseil avance que la minière lui aurait soumis une demande de prolongation du délai prescrit dans la mise en demeure envoyée le 10 août. Le conseil de bande avait initialement exigé que la minière cesse ses activités avant le 20 août.

Le conseil de bande indique rester ferme dans sa demande malgré le sursis qu'elle octroie à la minière.

Murchison Minerals indique ne pas vouloir commenter le dossier pour l'instant.

L'entreprise possède 576 kilomètres carrés de titres miniers sur un site qui se situe à environ 200 kilomètres au sud de Fermont. Ce lieu est revendiqué par le conseil des Innus comme faisant partie de son territoire ancestral non cédé, le Nitassinan.

Une carte du Québec avec la ville de Fermont, la communauté de Uashat mak Mani-utenam et le projet d'exploration de Murchison Minerals indiqués par des points.

La ligne bleue délimite le territoire ancestral des Innus de Uashat mak Mani-utenam, alors que le point rouge indique la zone des travaux d'exploration de Murchison Minerals.

Photo : Radio-Canada

Les travaux d’exploration se font sur deux lots de trappe familiale appartenant à la communauté de Uashat mak Mani-utenam. Les travaux d’exploration, ça inclut quand même le forage, le déboisement sur une partie importante du territoire traditionnel, explique le chef du conseil de bande, Mike Mckenzie.

Le conseil a remis en mains propres une mise en demeure ainsi qu’un avis d’expulsion aux représentants de la minière. Uashat mak Mani-utenam accuse le gouvernement du Québec et la minière d’avoir bafoué ses droits de consultation.

Mike Mckenzie indique qu'habituellement, les Premières Nations sont consultées avant qu'un projet comme celui-ci ne débute sur un territoire non cédé.

Mais cette fois, le chef Mike Mckenzie affirme que la minière ainsi que le gouvernement du Québec auraient omis de consulter le conseil de bande avant d'y entamer les activités de forage.

Le chef pose dans son bureau devant le drapeau de sa communauté.

Mike Mckenzie, chef de Uashat mak Mani-utenam

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

La Déclaration des Nations unies sur les peuples autochtones, ça dit clairement que ça prend le consentement des Premières Nations [pour exploiter un territoire ancestral], rappelle le chef.

La minière ouverte aux discussions

Par courriel, la minière Murchison Minerals, dont le siège social est situé en Ontario, confirme avoir reçu une lettre du chef Mike Mckenzie à ce sujet. Elle affirme être en processus de consultation avec ses partenaires afin de fournir une réponse au conseil de bande avant le 20 août.

À défaut d’un arrêt des opérations de l’entreprise minière, le conseil des Innus de Uashat mak Mani-utenam indique par communiqué qu’il pourrait engager tout recours approprié pour assurer la protection du territoire traditionnel innu.

Peut-être que le gouvernement du Québec s'en fout, il va continuer de donner les permis d'exploration. Nous, on va prendre tous les moyens nécessaires pour arrêter ce projet, même s'il est en phase d'exploration, insiste Mike Mckenzie en entrevue.

La minière se dit disposée à collaborer avec le conseil de bande et à rencontrer ses représentants d’ici le 20 août. Enfin, Murchison Minerals affirme qu’elle a obtenu toutes les approbations nécessaires avant de commencer ses travaux d’exploration dans la zone du Haut Plateau de la Manicouagan.

Le gouvernement du Québec n’a pas répondu à la demande d’entrevue de Radio-Canada.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !