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Amos s’implique financièrement pour maintenir la liaison par autocar avec Val-d’Or

Les autobus Maheux

Les Autobus Maheux recevront 45 000 $ de la Ville d'Amos sur trois ans pour les aider à maintenir en activité la liaison entre Amos et Val-d'Or. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La Ville d’Amos s’implique financièrement dans le maintien du transport interurbain par autocar.

Le conseil municipal s’est engagé lundi à verser 15 000 $ par année sur trois ans pour soutenir la liaison entre Amos et Val-d’Or. Cette aide financière sera triplée via le Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC) du ministère des Transports. La Ville avait investi 10 000 $ en 2019 dans le maintien de cette correspondance par autocar durant une année.

« On a décidé, pour les trois prochaines années, de sécuriser le transport interurbain collectif. Bien sûr, on continue de faire des représentations auprès du ministère des Transports et des différents ministères pour la tenue d'un sommet sur le transport collectif et aussi trouver des solutions pour ne pas pénaliser nos citoyens et maintenir des lignes avec des tarifs qui sont intéressants. »

— Une citation de  Sébastien D'Astous, maire d'Amos, lors de la séance du conseil du 15 août

En entrevue, il a ajouté que pour le conseil municipal, il est impensable de se priver de ce service. C’est pourquoi la Ville investit dans son maintien, en espérant que Québec financera plus adéquatement ces liaisons interurbaines d’ici trois ans.

Ça reste que nos citoyens ont besoin de se véhiculer et de se rendre à Montréal. On ne veut pas les désavantager. C’est un service utilisé. Les conseillers municipaux en entendent parler. Les gens doivent pouvoir aller faire leur tour dans leurs familles à Montréal, à Québec ou ailleurs. Pour nous, avoir l’autocar pour nos étudiants, pour nos personnes un peu plus âgées, c’est quelque chose d'essentiel, a affirmé M. D'Astous.

L'homme parle au micro en souriant.

Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Autobus Maheux transporte annuellement quelque 7000 passagers sur sa ligne Val-d’Or-Amos.

Des lignes déficitaires

Chez Autobus Maheux, qui offre le service de transport par autocar dans la région, on se réjouit du renouvellement de ce partenariat avec la Ville d’Amos. L’entreprise a repris ses liaisons régionales en novembre dernier, mais elle n’a toujours pas retrouvé l’achalandage pré-pandémique, qui n’était déjà pas suffisant pour en assurer la rentabilité.

Par le passé, la ligne Rouyn-Noranda-Montréal générait suffisamment de revenus pour qu’on puisse financer, maintenir les lignes régionales en place. Ce n’est plus le cas depuis quelques années. Elle génère suffisamment de profits pour vivre d’elle-même, mais on n’est plus capables de maintenir le réseau régional en place sans l’aide des MRC et d’autres organismes qui ont accès au Programme d’aide au développement du transport collectif, rappelle Yannick Goupil, directeur régional de la division autocar chez Autobus Maheux.

Yannick Goupil fixe la caméra, le terminus d'autobus en arrière-plan.

Yannick Goupil, directeur régional de la division autocar chez Autobus Maheux.

Photo : Gracieuseté

C’est pourquoi l’entreprise régionale doit prendre son bâton de pèlerin chaque année pour aller chercher l’aide du milieu afin de maintenir ses huit lignes régionales. Amos est la première municipalité à lever la main. Des discussions ont lieu avec d’autres MRC et l’Administration régionale de la Baie-James pour soutenir ces liaisons précaires.

En toute transparence, on leur explique nos coûts, comment on peut maintenir le service ou pas, comment on peut s’adapter pour faire en sorte de mieux répondre aux besoins. Mais nécessairement, ça vient avec un investissement des MRC pour pouvoir appliquer sur le programme d’aide, précise M. Goupil.

Des solutions à long terme

À l’instar du maire d’Amos, Autobus Maheux et les autres transporteurs interurbains souhaitent trouver avec Québec des solutions à long terme pour assurer le financement de ce service.

On parle beaucoup de transport régional aérien, et c’est bien d’en parler parce que ça permet une accessibilité et le développement économique du territoire, mais tout un segment de la population est négligé. Quand on parle de transport interurbain, on s’adresse à une strate bien différente de la société, qui n’a pas nécessairement les moyens de voyager en avion, fait valoir Yannick Goupil.

Autobus Maheux transporte annuellement 104 000 passagers sur l’ensemble de son réseau, dont 65 000 sur la ligne Abitibi-Montréal. Les autres se déplacent exclusivement dans la région.

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