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Le Parti libéral de l’Alberta n’est pas en mesure de se trouver un chef

Gros plan d'une partie de l'édifice de l'Assemblée législative.

Le Parti libéral de l’Alberta n’a ni chef ni siège à l’Assemblée législative de la province (archives).

Photo : Radio-Canada / Juris Graney

Le Parti libéral de l’Alberta n’a pas été en mesure de se choisir un chef permanent, car aucun candidat ne s’est présenté à la course à la direction. Avec cette dernière nouvelle, l'avenir du parti est plus que jamais en péril, selon des observateurs politiques.

Les éventuels candidats à la chefferie du parti avaient jusqu’à vendredi dernier pour déposer leurs candidatures, mais personne ne s'est présenté pour en briguer la direction.

Par communiqué de presse, la formation politique a indiqué que son chef intérimaire, John Roggeveen, en restera à la tête pour l'instant, sans préciser pour combien de temps.

Selon la présidente du parti, Helen McMenamin, il y avait plusieurs candidats intéressés, mais certains n'ont pas pu s'engager dans la course pour des raisons personnelles.

Elle précise que d'autres jeunes leaders du parti estiment avoir besoin de plus de temps pour apprendre et se développer tout en construisant le parti par d'autres moyens avant de se présenter comme chef.

Portrait de John Roggeveen qui sourit à la caméra.

John Roggeveen va demeurer le chef intérimaire du Parti libéral de l'Alberta pour l'instant (archives).

Photo : Fournie par le Parti libéral de l'Alberta

Pour Lisa Young, professeure en science politique à l'Université de Calgary, la situation est problématique. À son avis, la pérennité du Parti libéral de l'Alberta est en jeu.

La formation politique a connu des moments difficiles ces dernières années et nous sommes rendus à un point où il n’y a pas de candidats pour la chefferie du parti. Nous voyons probablement le Parti libéral de l’Alberta s’éteindre plus ou moins, dit-elle.

Mme Young ajoute que la formation politique n’est plus un parti viable politiquement.

Son conseil d'administration a spécifié qu’il allait discuter des prochaines étapes à prendre lors des prochains jours. Il a indiqué ne faire aucun commentaire additionnel pour le moment.

D’opposition officielle à aucun siège

En 1993, le Parti libéral de l'Alberta formait l’opposition officielle à l’Assemblée législative avec 32 sièges. Il restera l'opposition officielle jusqu’en 2008 lorsqu'il récoltera neuf sièges.

Quatorze ans plus tard, le Parti libéral de l’Alberta n’a aucun député à l’Assemblée.

Dans le communiqué, la présidente du parti, Helen McMenamin se dit toutefois encouragée par le soutien au Parti libéral de l’Alberta constaté à travers la province.

Il y a un réel intérêt à construire le parti et à poursuivre notre bon travail, peut-on lire dans le communiqué du parti

Le temps de changer?

D’après Michèle Stanners, consultante pour le Parti libéral de l’Alberta et pour le Parti libéral du Canada, de nombreux Albertains ne voteront jamais pour un parti libéral, quel qu'il soit.

À son avis, la direction doit s’adapter : Quand elle a commencé à voir une chute de popularité, c’est là que [le parti] aurait dû changer de nom.

Pour sa part, l’ancien chef du Parti libéral de l’Alberta, David Swann, pense que la solution serait notamment une fusion entre le Parti libéral et le Parti Albertain.

Si le centre ne s’unit pas, les partis vont avoir de la difficulté à être représentés à l’Assemblée, estime-t-il.

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