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Pays-des-Bleuets : 250 élèves attendent une place au service de garde pour la rentrée

Un édifice vu de l'extérieur.

Le siège social du centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets est situé à Roberval.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À l’approche de la rentrée, près de 250 élèves du Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets, au Lac-Saint-Jean, n'ont pas de place en service de garde, en raison d’un manque de personnel.

La direction se dit consciente de l'urgence d'agir, mais il manque actuellement plus d'une vingtaine d'éducatrices ou de techniciennes. Le service de garde permet aux élèves des écoles primaires de demeurer sur place à l'extérieur des heures de cours, le matin, le midi et le soir.

On a presque 700-800 élèves de plus depuis quelques années, donc ça veut dire qu'on est actuellement autour de près de 2200 élèves réguliers et sporadiques qui ont besoin de nos services. Donc, évidemment, ça demande davantage d'éducatrices ou de techniciennes pour répondre aux besoins, a expliqué Patrice Boivin, directeur général du CSS du Pays-des-Bleuets.

Patrice Boivin garde d’ailleurs espoir de recruter des gens avant la rentrée. Une dizaine de candidatures sont entrées dans les dernières semaines, mais elles ne suffiront pas à la demande, d’autant plus que ce n’était pas exclusivement des personnes légalement qualifiées.

Le territoire couvert par ce centre de services va de Roberval à Dolbeau-Mistassini, en passant par Saint-Félicien et Normandin. C’est le secteur de Chambord qui est le plus touché avec près de 40 % des enfants qui font l’objet d’une demande et qui n’ont pas accès au service.

Un ordre de priorités a été établi pour faire la sélection des enfants.

L'ensemble des critères principaux tournent beaucoup autour du besoin le plus fréquent dans la semaine, le plus régulier si on veut, et aussi le niveau d'autonomie du jeune, donc à partir du plus jeune en montant, a-t-il poursuivi.

Les parents sur la liste d'attente devraient recevoir une réponse définitive après l'attribution des postes le 22 août.

Par contre, le service de transport du midi est conservé le plus possible sur l'ensemble du territoire, même s’il est déficitaire, pour aider les parents.

Même s'ils ont quelques postes à pourvoir, les centres de services scolaires De La Jonquière, des Rives-du-Saguenay et du Lac-Saint-Jean ne prévoient pas de rupture des services de garde.

Une femme avec des lunettes fumées pose dans un parc pour enfants.

Mylène Joncas est la mère de deux garçons de six et dix ans inscrits à l'école Notre-Dame à Roberval.

Photo : Radio-Canada / Katya D'Amour

Deux enfants sans places réservées

Mylène Joncas a deux enfants âgés de 6 et 10 ans qui fréquentent l'école Notre-Dame à Roberval.

À deux semaines de la rentrée, il n'y a toujours pas de place pour eux au service de garde. Le CSS du Pays-des-Bleuets affirme l'avoir informée en mai, mais elle prétend avoir été avisée au début du mois de juillet par courriel.

C'est la responsable de mon service de garde de l'école qui me l'a transféré. Je n'avais pas de nom dessus. J'ai eu comme deux courriels, donc je suppose que ce sont mes deux enfants qui sont sur la liste d'attente, mais il n'y avait pas vraiment d'informations. J'ai essayé d'envoyer un courriel pour avoir des informations par rapport à ça. J'ai essayé d'appeler. C'est sûr, c’est sans réponse évidemment, c'est l'été, c'est les congés. Je comprends totalement, mais je trouve qu'on est laissé dans le néant, a expliqué Mylène Joncas.

Deux enfants jouent dans un parc de jeux.

Travis, 10 ans, et Logan, 6 ans, n'ont pas encore de places réservées dans un service de garde.

Photo : Radio-Canada

Chef de famille monoparentale, elle a besoin du service environ trois jours par semaine. Elle est à la recherche de solutions et le temps presse.

J'essaie de ne pas y penser, mais ça arrive vite quand même. Pour le moment, je ne sais pas. Je vais essayer d'y aller, d'organiser mes heures de dîner en conséquence, sauf qu'en étant infirmière, je ne peux jamais savoir d'avance. S'il y a un transfert ou quelque chose, je suis partie, je ne peux pas dîner à la maison. Ça arrive souvent, avec le surplus de travail, qu'on ne peut pas aller manger non plus, donc ce n'est pas évident. Sinon dans le voisinage, j'espère peut-être une petite grand-maman qui offre son service de dîner à la maison, a enchaîné la mère de famille.

D’après un reportage de Katya D’Amour

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