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Les employés de la SQDC de la succursale d’Aylmer entrent en grève générale illimitée

Une toile avec des messages de grève de la SQDC.

Les syndiqués revendiquent, entre autres, des salaires comparables à ceux des autres sociétés.

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Radio-Canada

Les membres du Syndicat des employés de la Société québécoise du cannabis (SQDC) à la succursale d’Aylmer ont voté à l’unanimité en faveur du déclenchement d’une grève générale illimitée, à compter de mardi.

La totalité des membres du syndicat a pris part au vote.

La succursale d'Aylmer s'ajoute ainsi à 22 autres succursales de la SQDC qui sont en grève depuis le 20 mai.

Par voie de communiqué, le syndicat déplore que l’employeur a[it] refusé le travail à la totalité des salariés qui exerçaient des moyens de pression légaux, en les renvoyant à la maison sans salaire.

Les syndiqués qualifient ce traitement d’attitude belliqueuse.

Un avis de négocier a été envoyé à l'employeur le 18 mai dernier. En vertu du Code du travail, ils ont ainsi acquis le droit de grève mardi.

C’est choquant de voir que la SQDC préfère nous suspendre et nous pousser à la grève plutôt que de négocier sérieusement, estime David Clément, président du syndicat.

Des employés mettent des autocollants sur les fenêtres d'un magasin.

Le Syndicat des employés de la SQDC est le plus grand des syndicats de la SQDC.

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Les syndiqués revendiquent, entre autres, des salaires comparables à ceux des autres sociétés. Une question de respect et d’équité, précise M. Clément.

Malheureusement, nous faisons face à un employeur qui en fait une question purement idéologique et qui tente par tous les moyens de dominer notre syndicat et ses moyens de pression légaux, écrit-il dans un communiqué diffusé mardi.

Le début de la grève signifie le début d’une lutte, ajoute, dans le communiqué, Pascal Lafontaine, membre du syndicat à la succursale d’Aylmer.

Nous sommes fiers de rejoindre nos collègues dans ce mouvement de grève afin d’obtenir un salaire décent à la SQDC. C’est exactement pour cette raison que nous nous sommes syndiqués au mois d’avril dernier, dit-il.

« Lutter afin d’obtenir des conditions de travail dignes d’une société d’État. »

— Une citation de  Pascal Lafontaine, membre du syndicat à la succursale d’Aylmer

Le Syndicat des employés de la SQDC est le plus grand des syndicats de la SQDC. Il représente plus de 300 membres, dans 27 succursales à travers le Québec.

Le syndicat est à l’heure actuelle en négociation quant à l’élaboration d’une nouvelle convention collective.

Par courriel, la SQDC indique que le processus de conciliation est toujours en cours et qu'elle se tient disponible pour poursuivre les négociations avec les représentants du SCFP. Elle rappelle avoir déjà conclu une entente avec la CSN, en juin dernier, pour les 17 succursales qui y sont affiliées.

 De son côté, la SQDC déploie des efforts pour maintenir le service à la clientèle dans l’ensemble de ses 90 succursales, incluant celles visées par la grève, qui demeurent ouvertes, mais selon des horaires réduits. Il est important pour la SQDC de continuer d’exercer sa mission, écrit la SQDC qui précise que certaines de ces succursales seront fermées plusieurs jours consécutifs pour permettre aux gestionnaires qui les opèrent de prendre un peu de répit.

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