•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une infirmière se dit « vaincue » après moins d’un an au travail

Jacelyn  Wingerter, une infirmière de la Saskatchewan, avec un masque se dit épuisée après seulement 8 mois de travail.

Jacelyn Wingerter affirme avoir travaillé 290 heures au mois de mai dernier, soit 146 heures supplémentaires en plus des 144 heures de travail régulier.

Photo : Jacelyn Wingerter

Radio-Canada

Jacelyn Wingerter, 22 ans, a choisi de devenir infirmière pour aider les gens, sans savoir qu'elle se sentirait « vaincue » moins d'un an après son arrivée sur le marché du travail. Une situation qui ne surprend pas le Syndicat des infirmières et infirmiers de la Saskatchewan, qui affirme que l'épuisement professionnel sévit parmi ses membres dans l'ensemble de la province.

Jacelyn Wingerter est devenue infirmière autorisée en janvier dernier et a commencé à travailler dans la salle d'urgence de l'Hôpital royal universitaire de Saskatoon.

Au cours des huit derniers mois, elle a dû faire face à une surcharge de patients et à une pénurie de personnel.

« On n'a pas de pause. On doit courir pendant 12 heures d'affilée en faisant une chose après l'autre. »

— Une citation de  Jacelyn Wingerter, infirmière

Selon elle, il y a entre 40 et 50 patients attendent généralement chaque jour dans la salle d'attente. Or, cette dernière ne peut accueillir qu'environ une vingtaine de personnes.

Il n'y a pas assez d'infirmières ou de lits pour une telle charge de patients, affirme-t-elle.

Jacelyn Wingerter dit qu'elle a déjà vu près de 120 patients dans le service des urgences de l'hôpital.

La jeune infirmière évoque également des ambulanciers attendant dans les couloirs pour pouvoir laisser leurs patients aux soins de l'Hôpital, une ambulance aérienne STARS bloquée en attente d'un lit pour un patient et des infirmières devant soigner des personnes dans les couloirs.

Jacelyn Wingerter affirme avoir travaillé 290 heures au mois de mai dernier, soit 146 heures de plus que les 144 heures de travail régulier.

Bien qu'elle reconnaisse que c'était son choix de faire autant d'heures supplémentaires, elle dit qu'elle s'est sentie coupable de ne pas aider ses collègues.

Un épuisement généralisé parmi le personnel infirmier

La présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers de la Saskatchewan, Tracy Zambory, craint que cette surcharge de travail n'ait des conséquences dramatiques.

Quelqu'un pourrait décéder parce qu'il n'a pas eu un accès rapide aux soins en raison de la crise des soins infirmiers, dit-elle.

Tracy Zambory affirme que les infirmières sont épuisées dans l'ensemble de la province.

« Ce sentiment d'être épuisé, de se sentir dépassé, de ne pas pouvoir faire face à ce qui se passe sur le lieu de travail est endémique dans l'ensemble des soins de santé. »

— Une citation de  Tracy Zambori, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers de la Saskatchewan

La présidente du syndicat dit qu'elle a récemment discuté de cette question avec le premier ministre Scott Moe.

Elle souhaite que l’Autorité de la santé de la Saskatchewan et lui admettent qu'il y a une crise des infirmières. Elle aimerait que la province donne aux infirmières une place à la table des discussions pour trouver des solutions.

Le ministère de la Santé de la Saskatchewan a déclaré dans un communiqué qu'il y a des défis en matière de ressources humaines dans le domaine de la santé à travers le pays et que la province est fait également face à ces défis.

Il ajoute que le travail de recrutement et de rétention du personnel est en cours.

Le gouvernement donnera plus de détails dans les semaines à venir , dit le premier ministre Scott Moe dans une déclaration.

Avec les informations de Yasmine Ghania

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !