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Le financement pour les victimes de violence fondée sur le sexe jugé insuffisant

Un portrait de Lorie English.

Lorie English est la directrice générale du West Central Women's Resource Centre (WCWRC), qui offre notamment des services de conseil basés sur une approche culturelle, des services de garde d'enfants et des services d’acquisition des compétences.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

Radio-Canada

L'organisme West Central Women's Resource Centre (WCWRC) recevra 855 000 $ du Manitoba pour son projet de logements de transition destinés aux personnes ayant été victimes de violence fondée sur le sexe. Le centre de ressources pour femmes estime cependant que cette aide financière ne sera pas suffisante pour mener à bien son projet.

Les organisations de Winnipeg qui travaillent avec les victimes de violences fondées sur le sexe affirment que, même si le nouveau financement du gouvernement est bien accueilli, il est loin de répondre à la demande.

Dans le cas du WCWRC, le financement provincial annoncé vient s'ajouter aux 4,3 millions de dollars déjà reçus du gouvernement fédéral par le biais de l'Initiative pour la création rapide de logements gérée par la Ville de Winnipeg.

Le WCWRC veut rénover un immeuble délabré et vacant dans le quartier West End pour en faire 16 unités de logement où les personnes pourront vivre jusqu’à deux ans. Le bâtiment sera adapté aux enfants et comprendra un espace vert sur le toit et des bureaux pour les travailleurs de proximité.

Sachant que le coût total de ce projet s'élève à environ 9,3 millions de dollars, on comprend que nous n’avons pas atteint notre objectif, explique la directrice générale, Lorie English, en ajoutant que l’aide financière reçue jusqu’ici n’est pas suffisante et que la priorité de l’organisme est de mettre en place ces logements sécuritaires.

Aider les femmes et les personnes victimes de violence

Lorie English explique que les taux de violence fondée sur le sexe ont fortement augmenté pendant la pandémie. Le Manitoba a le taux les plus élevé de violence fondée sur le sexe au pays.

Il y a à Winnipeg un grand besoin de financement et de services de soutien tels que les lignes d’écoute téléphonique destinées aux victimes de ces violences, selon Lorie English.

Nous avons des listes d'attente pour tous nos programmes, dit-elle. Toutes les ressources qui existent à Winnipeg sont saturées, la demande est supérieure à leur capacité.

Un immeuble délabré à Winnipeg.

Cet immeuble d'appartements vacant situé au 590, rue Victor, dans le West End, sera transformé en un complexe de logements abordables destinés aux personnes victimes de violence fondée sur le sexe.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

Lorsque les femmes sortent d'un refuge et qu'elles n'ont pas de logement sécuritaire et stable, souvent, elles n'ont pas d'autre choix que de se retrouver dans la rue ou de retourner vers les situations de violence, explique Lorie English.

Selon le communiqué de presse de la province, ce financement provincial s'inscrit dans le cadre d'une stratégie pangouvernementale visant à mettre fin à l'itinérance.

Le financement concerne également de petites maisons pour les anciens combattants et des changements au programme provincial d'aide au loyer.

Du soutien à travers les lignes d’appels

De son côté, la Klinic Community Health recevra 1 million de dollars de financement fédéral et provincial au cours des cinq prochaines années pour soutenir sa ligne d’appels de crise. La ligne d'urgence disponible en tout temps est souvent la première étape pour les femmes et les personnes de diverses identités de genre qui cherchent une solution à des situations de violence fondée sur le sexe.

L’organisme Klinic signale que les appels vers sa ligne téléphonique ont augmenté de 231 % pendant la pandémie, tandis que le nombre de bénévoles répondant au téléphone est passé d'environ 150 à 30.

Dans l’ensemble, les ressources sont limitées. Il y a toujours un besoin de financement supplémentaire, affirme la directrice du développement et de l'engagement de Klinic, Stephanie Bevacqua, dans un courriel.

Le WCWRC est l'un des groupes avec lesquels les personnes peuvent être mises en contact après avoir appelé la ligne de crise de Klinic.

Il est vraiment important d’obtenir plus de soutien pour ces lignes, affirme Lorie English.

Et, maintenant, il faut aussi trouver d'autres bailleurs de fonds qui compléteront le financement obtenu, pour que les personnes ayant besoin d’aide puissent trouver des lits, conclut-elle.

Avec les informations d'Emily Brass

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