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Des travailleurs étrangers dénoncent leurs conditions de travail à l’Î.-P.-É.

Un travailleur mexicain tient un panier dans un champ.

Ces travailleurs étrangers, tous originaires du Vietnam, affirment avoir été soumis à des pratiques abusives (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Radio-Canada

Au moins 22 travailleurs étrangers temporaires, tous originaires du Vietnam, affirment avoir été soumis à des pratiques abusives au travail, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Parmi les allégations, ces travailleurs étrangers temporaires dénoncent le non-paiement de leur salaire ou le paiement de salaires au-dessous de ce qui est établi à l’île, soit inférieur à 15 $ de l’heure.

Truong-Chien Ly fait de la raquette dans la neige.

Selon Truong-Chien Ly, président du VietPEI, les allégations concernent particulièrement une ferme à l'île, dont le nom n’a pas été divulgué.

Photo : Gracieuseté Truong-Chien Ly

Truong-Chien Ly, le président de VietPEI, l’association qui représente les gens d’origine vietnamienne de l’île, dit avoir été informé de telles situations pour la première fois en 2020.

« Elle [l’une des personnes dans cette situation] avait peur et se sentait mal quand elle est venue ici pour travailler. Et après cela, j’ai dit que nous devions raconter toute l’histoire, et nous trouverons un moyen de les aider. »

— Une citation de  Truong-Chien Ly, président du VietPEI

Le programme canadien d’embauche des travailleurs étrangers temporaires exige aussi que ces personnes reçoivent du soutien quant au transport et au logement, ce qui n’aurait pas été leur cas.

Le début de leur contrat de travail aurait aussi été retardé de plusieurs semaines, ce qui aurait laissé des travailleurs sans salaire durant cette période.

Selon Truong-Chien Ly, les allégations concernent particulièrement une ferme à l'île, dont le nom n’a pas été divulgué.

Le besoin de main-d’œuvre

Il s’agit d’une situation qui préoccupe la Fédération de l’agriculture de l’île, selon le directeur de l’organisme, Donald Killorn.

« À l’heure actuelle, je dirais que l’industrie de l’Île-du-Prince-Édouard est dépendante des travailleurs étrangers temporaires. »

— Une citation de  Donald Killorn, directeur général de la Fédération de l’agriculture de l’île

Il explique que la pénurie de main-d’œuvre est un problème dans le secteur agricole depuis plusieurs années.

Donald Killorn précise que le programme canadien des travailleurs étrangers temporaires est un outil fédéral qui permet à l’industrie de répondre à la demande par l'ajout de personnel.

Nos membres veulent que ce programme fonctionne correctement. […] Cela inclut le juste traitement offert aux travailleurs étrangers temporaires, explique-t-il.

Donald Killorn devant une affiche sur laquelle on voit le logo de la fédération agricole, qui est une poignée de main devant un légume qui pousse.

Donald Killorn est président de la Fédération de l'agriculture de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : CBC / Sheehan Desjardins

Plus de 1400 travailleurs agricoles sont venus à l’île en 2021, selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Environ 40 % des personnes travaillant dans cette industrie à l’île sont des travailleurs étrangers temporaires.

Une enquête est lancée

Les allégations liées aux conditions de travail des travailleurs étrangers temporaires à l'île font l’objet d’une enquête de l’Agence des services frontaliers du Canada.

Dans un courriel, l’agence a déclaré ne pas pouvoir fournir de détails concernant une enquête en cours.

L’association VietPEI et l’Institut Cooper offrent un appui à ces travailleurs en leur fournissant des informations sur leurs droits et leur possibilité d’avoir un permis de travail ouvert, selon Truong-Chien Ly.

Ce document leur permettrait de passer à un autre employeur à l’île si les entreprises pour lesquelles ces personnes travaillent ne respectent pas leurs droits ni les conditions établies dans leur contrat de travail.

Avec des informations de Kevin Yarr, de CBC

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