•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Diminution des cas de grippe aviaire détectés aux îles Mingan

Une femelle eider à duvet sur une roche sur une seule patte, les ailes ouvertes.

La santé des populations d'eiders à duvet fait l'objet de suivis dans les îles Mingan.

Photo : Jessica Latouche

Radio-Canada

Le nombre de cas de grippe aviaire rapportés aux autorités de la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan est en baisse, par rapport au début de l'été.

Un peu moins d’une centaine de carcasses d'oiseaux, probablement affectés par la grippe aviaire, ont été rapportées dans la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan.

Les carcasses pouvant représenter un risque pour les visiteurs ont été ramassées, alors que les autres ont été laissées sur place.

Considérant l’immensité du parc national, les carcasses trouvées ne représentent qu’un très petit échantillon des cas totaux de grippe aviaire qui ont infecté les oiseaux du parc. C’est ce qu’estime Aurore Pérot, gestionnaire de la conservation à la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan.

Ce qu’on pouvait observer, c’est vraiment les endroits où les employés ou les visiteurs allaient, donc on n’a pas un portrait global de l'ensemble du parc, explique-t-elle.

Aurore Pérot en uniforme de travail aux îles Mingan.

Aurore Pérot, gestionnaire de la conservation, Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan

Photo : Gracieuseté d'Aurore Pérot

Les visiteurs ne visitent qu’une infime partie des îles, les plus grosses et pas les îles où il y a de grosses colonies d'oiseaux, poursuit Mme Pérot.

Malgré tout, la gestionnaire de la conservation peut affirmer qu’un pic des infections a été atteint entre la mi-juillet et la fin juillet et qu’une diminution du nombre de carcasses découvertes est maintenant remarquée.

Des questions en suspens

Il est encore difficile de dire si l’épidémie de grippe aviaire aura un impact sur la santé des populations d’oiseaux et sur l’écosystème de l’archipel. À long terme, une analyse devrait toutefois être possible grâce aux données déjà recueillies dans la réserve de parc national.

Des oiseaux sont sur un rocher.

L'île aux Goélands, dans la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Il y a quelques espèces qui sont plus sensibles que d’autres, comme l’eider à duvet ou le goéland. On a cet avantage que dans notre programme de surveillance pour l’état du parc, ce sont des oiseaux qu’on suit depuis très longtemps, des dizaines d’années, explique Aurore Pérot.

« Les eiders et les goélands font partie de nos suivis, donc dans le temps on va être en mesure de voir l’impact sur ces populations. »

— Une citation de  Aurore Pérot, gestionnaire de la conservation, Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan

Il est également probable que la maladie continue à infecter des oiseaux marins dans les prochaines années.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !