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L’indice des prix à la consommation a augmenté de 7,6 % en juillet au Canada

Une station-service.

Le ralentissement de la croissance des prix de l'essence expliquerait cette diminution de l'inflation.

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

L'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 7,6 %, en juillet par rapport à l'année précédente. Il s'agit toutefois d'un recul de 0,5 point de pourcentage comparativement au mois de juin dernier, a fait savoir Statistique Canada. Le ralentissement de la croissance des prix de l'essence expliquerait cette diminution.

Dans une note d'information publiée mardi matin, l'agence fédérale indique que si les prix de l'essence ont reculé en juillet, ceux d'autres biens non durables, eux, comme le gaz naturel et les produits d'épicerie, ont poursuivi leur progression.

Une version précédente de cet article indiquait que l'indice des prix à la consommation « s'était établi » à 7,6 % en juillet. Hors, l'indice des prix à la consommation a plutôt augmenté de 7,6 % par rapport à l'année précédente. C'est l'inflation qui s'est alors établie à 7,6 %, puisqu'elle correspond à la hausse de l’IPC et non à l’IPC lui-même.

Les augmentations des prix des services en personne, comme les transports, les repas dans les restaurants et les séjours à l'hôtel, ont contribué à la hausse enregistrée d'un mois à l'autre, mentionne aussi Statistique Canada.

L'augmentation des prix demeure également supérieure à celle des salaires, qui ont crû de 5,2 % en juillet, comparativement à la même période en 2021.

Le taux d'inflation a diminué au pays après des mois de hausses constantes. Si le prix à la pompe a chuté, ce n'est pas encore le cas pour le panier d'épicerie. Entrevue avec Clément Gignac, économiste et sénateur indépendant du Québec.

Des prix à la pompe qui grimpent moins rapidement

Toujours selon Statistique Canada, les prix de l'essence ont progressé de 35,6 %, sur un an, en juillet, après avoir bondi de 54,6 % en juin, toujours par rapport à 2021. Il s'agit de la baisse mensuelle la plus marquée depuis avril 2020, tout juste après le début de la pandémie de COVID-19 au Canada.

Les préoccupations continues relatives au ralentissement économique mondial, ainsi que l'augmentation des restrictions de santé publique liées à la pandémie de COVID-19 en Chine et le ralentissement de la demande d'essence aux États-Unis ont entraîné une diminution de la demande mondiale de pétrole brut, ce qui, à son tour, a fait baisser les prix à la pompe, lit-on encore dans la note d'information.

À l'opposé de cette tendance, les prix de l'alimentation continuent de grimper. En épicerie, le panier a coûté 9,9 % plus cher en juillet 2022 qu'en 2021, comparativement à 9,4 % plus cher en juin de cette année, par rapport à l'année précédente.

Les prix élevés du blé, entre autres imputables à l'impact de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, poussent toujours sur les prix des produits de boulangerie, qui coûtent 13,6 % plus cher qu'il y a un an, à pareille date.

D'autres aliments ont aussi enregistré de la croissance accélérée des prix, y compris les boissons non alcoolisées (+9,5 %), le sucre et les confiseries (+9,7 %), les fruits en conserve et préparations à base de fruits (+10,4 %), les œufs (+15,8 %), les fruits frais (+11,7 %) et le café et thé (+13,8 %).

Et du côté du tourisme et des voyages, la forte demande pour visiter l'étranger a provoqué un bond particulièrement marqué des tarifs aériens, qui ont progressé de 25,5 %, en juillet, comparativement au mois précédent.

Le secteur de l'hôtellerie n'est pas en reste : les prix de l'hébergement des voyageurs ont augmenté de 47,7 %, en juillet, comparativement à la même période l'an dernier. En Ontario, cette hausse a même atteint 70 %.

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