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Le N.-B. réclame un plus grand accès au vaccin contre la variole simienne

Une dose de vaccin contre la variole simienne.

Les critères pour être admissible au vaccin contre la variole simienne sont stricts au Nouveau-Brunswick.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

La santé publique du Nouveau-Brunswick s’inquiète de la faible quantité de vaccins contre la variole simienne dont elle dispose. La province a signalé vendredi son premier cas confirmé de la maladie et les autorités sanitaires espèrent que cela accélèrera l’arrivée des doses de vaccins dans la province.

Jusqu'ici, le fédéral a envoyé 99 000 doses de vaccins contre la variole simienne aux provinces. De ce nombre, le Nouveau-Brunswick n’en a reçu que 140.

Ce n’est pas assez, selon la santé publique. Et l’opposition à l’Assemblée législative est du même avis.

Les critères pour être admissible au vaccin sont stricts au Nouveau-Brunswick. Les doses sont réservées aux personnes avec des symptômes, à leurs contacts rapprochés, et aux malades qui ont déjà contracté le virus.

Avec le petit nombre de vaccins qu’on a actuellement, c’est la stratégie qu’on utilise, précise le médecin hygiéniste en chef adjoint par intérim du Nouveau-Brunswick, le Dr Yves Léger, mardi après-midi.

« On est en discussion active avec le gouvernement fédéral pour avoir des doses additionnelles, étant donné le premier cas qu’on a eu ici, dans la province. »

— Une citation de  Dr Yves Léger, médecin hygiéniste en chef adjoint par intérim du Nouveau-Brunswick

Le Dr Yves Léger confirme qu’aucun nouveau cas n’a été détecté depuis vendredi. La province n’a donc qu’un seul cas confirmé de la maladie jusqu’ici. Néanmoins, le peu de doses actuellement disponibles fait craindre au Dr Yves Léger des éclosions de variole simienne au sein de la province.

Surtout que cette personne [dont le cas a été confirmé la semaine dernière] n’a pas voyagé à l’extérieur, ce qui veut dire que [la personne] aurait contracté son infection ici, au Nouveau-Brunswick. Alors absolument, ça nous inquiète, clame-t-il.

Pour un plus grand accès au vaccin

L’Ontario et le Québec, qui enregistrent la majorité des cas au pays, ont pour leur part une plus grande quantité de doses de vaccins et des critères d’éligibilité plus larges. Les doses sont offertes à certains groupes plus fortement touchés, dont les hommes qui ont des relations sexuelles avec plus d’un homme.

C’est une campagne de vaccination préexposition, explique le Dr Yves Léger. Elle cible les personnes qui n’ont pas encore été exposées à la variole simienne.

C’est ce qu’on souhaite faire ici au Nouveau-Brunswick, une fois qu’on a une confirmation des chiffres de vaccin qu’on va recevoir et quand on les recevra, ajoute le Dr Yves Léger.

Le médecin hygiéniste en chef adjoint par intérim du Nouveau-Brunswick, le Dr Yves Léger, devant un bureau de la santé publique.

Le médecin hygiéniste en chef adjoint par intérim du Nouveau-Brunswick, le Dr Yves Léger.

Photo : Radio-Canada / PASCAL RAICHE-NOGUE

Par ailleurs, le gouvernement fédéral a informé la santé publique provinciale que le Canada a récemment réussi à avoir plusieurs centaines de milliers de doses additionnelles de vaccin.

On a des discussions afin de voir qu’est-ce que ça va représenter pour le Nouveau-Brunswick, affirme le Dr Yves Léger. On a espoir qu’on va pouvoir réussir à avoir des doses additionnelles, surtout maintenant qu’on a un cas.

Campagne de sensibilisation en cours

En attendant de recevoir plus de doses de vaccin, la santé publique continue sa campagne de sensibilisation aux risques de la variole simienne.

Le Dr Yves Léger souligne que pour la population en général, le risque de contracter la variole simienne est différent de la COVID-19.

On a vécu à travers deux ans et demi de pandémie et on pense souvent à la COVID quand on pense à une maladie contagieuse, mais […] ça ne se transmet certainement pas aussi facilement que la COVID , dit-il. Les personnes qui sont les plus à risque, habituellement, sont les personnes qui ont des contacts intimes ou sexuels avec un cas ou même des personnes qui ont des contacts très proches et très fréquents [avec une personne atteinte de la variole simienne].

Plusieurs renseignements au sujet de la maladie sont disponibles sur le site web de la santé publique.

Il faut en faire plus, croit l’opposition

Néanmoins, les libéraux et les verts jugent que la santé publique devrait en faire plus, en matière de sensibilisation. Elle lui demande, par exemple, de donner des conférences de presse de temps en temps.

C’est certain que la population ne veut pas nécessairement avoir des conférences de presse tous les jours sur tous les enjeux. Mais dans cet exemple-ci, depuis quand même un certain temps, c’est un enjeu au niveau international et canadien, affirme le député libéral d’Edmundston—Madawaska-Centre, Jean-Claude D’Amours.

Jean-Claude D'Amours assis à son bureau.
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Le député libéral Jean-Claude D'Amours estime que la santé publique du Nouveau-Brunswick devrait améliorer ses communications au sujet de la variole simienne (archives).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

C’est la façon dont beaucoup de gens reçoivent leur information et que les journalistes reçoivent l’information. Et on a vu depuis plusieurs mois qu’on n’a pas de conférence de presse avec la COVID-19, on n’a pas de conférence de presse avec beaucoup de choses , ajoute la députée verte de Memramcook-Tantramar, Megan Mitton.

Jean-Claude D’Amours croit que la santé publique doit revoir son approche. La santé publique devrait faire le travail d’analyse. Et puis, si le besoin se fait sentir qu’il faut élargir le spectre, s’assurer qu’un plus grand nombre de personnes et de groupes aient accès, ce ne serait certainement pas mal , estime-t-il.

Megan Mitton interviewée.
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La députée verte Megan Mitton souhaite un plus grand accès au vaccin contre la variole simienne (archives).

Photo : Radio-Canada

Megan Mitton invite pour sa part la santé publique à offrir le vaccin contre la variole simienne à plus de gens lorsque cela sera possible.

Je sais qu’il n’y a pas beaucoup de doses aux provinces en ce moment. J’espère qu’on en aura davantage et qu’ils pourront élargir les populations qui y ont accès, affirme-t-elle.

D’après un reportage de Pascal Raiche-Nogue et avec des informations de Karine Godin

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