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Un homme meurt d’une crise cardiaque en C.-B. alors que l’ambulance se trouvait à 50 km

Une personne passe entre deux ambulances garées.

L'ambulance disponible était à 50 km du village. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms/CBC

Radio-Canada

Un résident d'Ashcroft, à l’ouest de Kamloops, en Colombie-Britannique, est mort d'une crise cardiaque dimanche, alors qu'il attendait une ambulance qui a mis plus de 30 minutes pour arriver, alors que le poste d'ambulances est à portée de vue de son domicile.

L'homme, dont les autorités n'ont pas révélé le nom, est mort un mois après le décès d'une femme qui vivait non loin de chez lui, également décédée d'une crise cardiaque, alors que la seule ambulance de garde se trouvait également à environ une demi-heure de route.

La mairesse d'Ashcroft, Barbara Roden, dit ressentir de la colère, de la frustration et une profonde tristesse pour la famille et les amis de la victime, un homme âgé.

« C'était vraiment une terrible coïncidence d’avoir ces deux événements qui se déroulent si près l'un de l'autre. [...] Il y a beaucoup de gens dans la communauté qui sont vraiment nerveux, se demandant ce qui se passe [et] ce qui ne va pas. »

— Une citation de  Barbara Roden, mairesse d'Ashcroft

Alors que l’ambulance disponible était à 50 kilomètres au nord du village, soit 35 minutes de route, le chef des pompiers a décidé de se rendre auprès de l’homme, même si les pompiers sont tous des volontaires et non formés comme premiers intervenants médicaux.

Il comptait effectuer une réanimation cardiorespiratoire avec un défibrillateur externe automatisé, ayant reçu une formation en secourisme.

Des pompiers sont arrivés pour pratiquer la réanimation sur l'homme, mais, lorsque l'ambulance est arrivée au domicile de ce dernier, il était mort, a expliqué la mairesse.

Elle estime que les pompiers volontaires ne devraient pas faire le travail des ambulanciers paramédicaux, car ils n'ont pas la formation adéquate.

Le syndicat des ambulanciers demande une meilleure rémunération

L'ambulancière en chef des Services de santé d'urgence de la Colombie-Britannique (BCEHS), Leanne Heppell, affirme que l'homme a dû attendre une ambulance en provenance de Clinton parce que les ambulanciers paramédicaux locaux étaient tous déjà en intervention.

Elle assure que la plupart des postes paramédicaux permanents ont été pourvus, mais qu'elle recrute aussi du personnel sur appel pour faire des remplacements en cas de maladie.

Troy Clifford, le président du syndicat des ambulanciers paramédicaux de la Colombie-Britannique, affirme que, afin de résoudre les problèmes de longs délais d'attente pour les services ambulanciers, les BCEHS devraient activer des ambulances secondaires et offrir une meilleure rémunération aux ambulanciers paramédicaux occasionnels.

En attendant, pendant que la province et les BCEHS tentent de résoudre le problème, Troy Clifford recommande aux gens de suivre une formation en secourisme pour aider des victimes potentielles dans le besoin en attendant les secours.

D’après les informations de Doug Herbert, Marcella Bernardo, Winston Szeto et l’émission BC Today

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