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Un père albertain peine à trouver des cellules souches pour sauver son bambin

Jacob Marfo et son fils Ezra, âgé de deux ans et souffrant d'un cancer du sang et de la moelle osseuse.

Jacob Marfo souffre du fait que son fils de 2 ans passe plus de temps à l'hôpital qu'à la maison.

Photo : Fournie par Jacob Marfo

Radio-Canada

Résident à Lac La Biche, en Alberta, Jacob Marfo cherche désespérément un donneur de cellules souches compatibles pour sauver son fils de 2 ans hospitalisé à Calgary en raison d’un cancer du sang et de la moelle osseuse.

Né en juin 2020, Ezra a reçu en mai de l’année suivante un diagnostic révélant une leucémie myéloïde aiguë.

Il est vraiment très malade, témoigne son père Jacob Marfo à l’émission Radio Active de CBC Edmonton.

« Parfois, quand vous le regardez, vous avez de la difficulté à réaliser qu'il est le même petit garçon qui s’amusait et se déplaçait partout [dans la maison.] »

— Une citation de  Jacob Marfo, père du petit Ezra

Ezra a subi plusieurs séances de chimiothérapie, et il passe plus de temps dans les hôpitaux qu’à la maison, indique son père. Celui-ci note que la chimiothérapie et les autres traitements n’ont pas été couronnés de succès.

Jacob Marfo est donc convaincu que son fils nécessite d’autres soins médicaux, notamment une greffe de cellules souches pour laquelle il lui faudra un donneur parfaitement compatible.

M. Marfo penche pour ce traitement, car le type de cancer dont souffre son enfant en bas âge détruit les cellules souches de la moelle osseuse, explique-t-il.

Il a lui-même déjà fait don de ses cellules souches, à deux reprises, mais celles-ci ne sont que partiellement compatibles avec celles de son fils.

À la recherche d'un donneur providentiel

Alors que l'état de santé de l'enfant s'aggrave, son père cherche un meilleur donneur. Celui-ci est susceptible d’être trouvé parmi les personnes ayant un génome ou bagage génétique similaire, à savoir des membres d’un même groupe ethnique.

Les patients ont de meilleures chances de trouver un profil mieux assorti au sein de leur propre origine ethnique lorsqu’ils cherchent des correspondances, explique à ce propos Adrienne San Juan, gestionnaire du développement communautaire à la Société canadienne du sang (SCS).

Les protéines présentes dans les cellules du corps sont mesurées pour classer les correspondances. La plupart des médecins transplantologues visent une correspondance de 9 ou 10 sur 10 pour les greffes de cellules souches.

Originaire du Ghana

La famille Marfo est originaire du Ghana. Ses membres qui habitent au Canada ont tous été testés, mais aucune correspondance n'a été trouvée.

En raison des restrictions sur les matériaux biologiques, des membres de la famille qui vivent au Ghana ne peuvent pas envoyer leurs échantillons au Canada pour y être testés.

Jacob Marfo a cependant rempli des formulaires autorisant les hôpitaux ghanéens à tester les membres de sa famille. Il espère que son frère, qui habite au Ghana, conviendra.

En attendant, M. Marfo s’est même rendu à une collecte de cellules souches à Toronto en fin de semaine dernière, car la ville compte une plus grande population de personnes d'origine africaine et caribéenne.

S'inscrire au don de cellules souches, rapide et salvateur

Adrienne San Juan de la SCS souligne que s'inscrire comme donneur de cellules souches est un processus rapide et indolore qui permet de sauver des vies : Tout ce dont nous avons besoin, c'est que vous remplissiez un questionnaire de santé rapide, puis juste un prélèvement rapide de l'intérieur de votre bouche.

Elle précise que toute personne âgée de 17 à 35 ans peut s'inscrire et que son nom restera au registre jusqu'à l'âge de 60 ans.

La procédure de don est similaire au don de sang ou de plasma.

Les cellules souches sont séparées du sang, qui est ensuite réinjecté dans le corps. Il n'y a pas de perte pour vous, car vos cellules souches se régénèrent après quelques semaines, rassure-t-elle.

Jacob Marfo demande au public de s'inscrire au registre des dons. Mon objectif est mon fils Ezra, dit-il. Mais à l'hôpital, il y a beaucoup d'autres personnes qui attendent une greffe de cellules souches.

Selon Adrienne San Juan, 1386 patients attendent un donneur providentiel au Canada.

Avec les informations d’Ishita Verma

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