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L’Iran a répondu à la proposition européenne en vue d’un retour à l’accord nucléaire

Ils discutent devant un immeuble.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, et le négociateur en chef Ali Bagheri Kani

Photo : afp via getty images / ATTA KENARE

Radio-Canada

Les autorités iraniennes ont donné leur réponse à la proposition « définitive » de l’Union européenne visant à ressusciter l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, a annoncé un responsable européen.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a appelé lundi Washington à faire preuve de plus de flexibilité.

Il y a trois questions qui se posent et, si elles sont résolues, nous pouvons parvenir à un accord, a-t-il déclaré.

Nous ne voulons pas conclure un accord qui, après 40 jours, deux mois ou trois mois, ne se concrétise pas sur le terrain [...] Nous leur avons dit que nos limites devaient être respectées, a déclaré Hossein Amir-Abdollahian, qui a souligné que les jours à venir seront cruciaux.

Comme Washington, nous avons notre propre plan B si les pourparlers échouent, a-t-il précisé.

De son côté, Washington a estimé qu'un retour dans l'accord de 2015 était possible si l'Iran abandonnait ses demandes superflues, sans préciser la nature de ces dernières.

M. Hossein Amir-Abdollahian, cité par l'agence de presse officielle IRNA, avait indiqué que la partie américaine a accepté verbalement les deux sujets [exigés par l'Iran], mais il n'a pas précisé les exigences auxquelles il faisait allusion.

Le 26 juillet dernier, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, avait soumis aux parties un texte d’accord qu’il avait qualifié de final.

Interrogé à ce sujet lundi, le porte-parole du département d'État américain, Ned Price, s'est refusé à dire si les États-Unis étaient prêts à approuver le plan soumis par l'UE; il a affirmé que Washington prendrait contact avec M. Borrell comme ce dernier le lui a demandé, de manière privée.

Longues négociations

Après plusieurs mois de blocage, les diplomates de l'ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), avec la participation indirecte des États-Unis, sont revenus le 4 août à Vienne pour une énième tentative de sauver l'accord, sous l'égide de l'UE.

L'objectif des pourparlers est de remettre sur les rails le pacte, qui vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire de l'Iran, accusé de chercher à se doter de l'arme atomique, malgré ses démentis.

Mais après le retrait unilatéral des États-Unis de l'accord en 2018 sous Donald Trump et le rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s'est progressivement affranchi de ses obligations.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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