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L’Ontario propose une augmentation de 2 % pour certains travailleurs de l’éducation

Une classe du Centre de services scolaire de l'Estuaire, sur la Côte-Nord.

Le gouvernement et les syndicats négocient de nouvelles conventions collectives. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Ontario propose d'accorder aux travailleurs de l'éducation qui gagnent moins de 40 000 $ une augmentation de 2 % par année, et de 1,25 % pour tous les autres.

Ces propositions sont en lien avec les négociations en cours avec les différents syndicats des travailleurs de l’éducation. Le gouvernement veut que cette proposition fasse partie de conventions collectives de quatre ans.

Les contrats précédents étaient soumis à une loi connue sous le nom de projet de loi 124, présentée par le gouvernement en 2019, qui plafonnait les augmentations de salaire à 1 % par année pendant trois ans pour les travailleurs du secteur public.

Le premier ministre Doug Ford a récemment déclaré que le gouvernement offrirait plus de 1 % cette fois-ci.

Les élèves seront de retour en classe le 17 janvier.

Les élèves seront de retour en classe le 17 janvier.

Photo : CBC/David Donnelly

Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l’Ontario, a déclaré que compte tenu de l'inflation actuelle, il s'agit en fait d'une réduction de salaire pour ces travailleurs de l'éducation .

Les syndicats des travailleurs de l’éducation font pression pour obtenir des augmentations afin de compenser les restrictions salariales imposées par le projet de loi 124 et de faire face à l'augmentation du coût de la vie. Selon Statistique Canada, le taux d'inflation annuel était de 8,1 % en juin.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) représente 55 000 travailleurs, dont des éducateurs de la petite enfance, des employés de l'administration scolaire, des chauffeurs d'autobus et des concierges. Les ententes des cinq principaux syndicats de l'éducation expirent le 31 août et les conditions de la première entente conclue dans une ronde de négociations établissent souvent la norme pour les autres.

Le SCFP a demandé à la province des augmentations salariales annuelles de 11,7 %, soit 3,25 $ l'heure, en faisant valoir que les salaires des travailleurs ont été restreints au cours de la dernière décennie et que l'inflation augmente rapidement.

Une entente équitable , selon le ministre

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, a déclaré dans un communiqué que la proposition du gouvernement est raisonnable et équitable et qu'elle assure la stabilité.

Alors que les élèves reprennent les cours normaux en septembre avec une expérience scolaire complète, y compris les sports et les activités parascolaires, nous sommes déterminés à conclure un accord équitable avec tous les syndicats de l'éducation et un bon accord pour les élèves de l'Ontario et leurs familles, a-t-il écrit.

Un accord de quatre ans, tel que proposé, au lieu de trois, garantirait que le sujet des négociations en éducation ne revienne pas sur le tapis avant les prochaines élections, prévues pour 2026.

Une porte-parole de M. Lecce a noté que le SCFP demande également cinq jours payés supplémentaires avant le début de l'année scolaire, 30 minutes de temps de préparation payé chaque jour et l'augmentation de la rémunération des heures supplémentaires d'un multiplicateur de 1,5 à 2.

Si les termes de la proposition du SCFP étaient appliqués à tous les contrats d'éducation, cela coûterait aux contribuables 21,8 milliards de dollars au cours des 3 années proposées, a déclaré la porte-parole Caitlin Clark dans un communiqué.

Le SCFP prévoit de discuter d’un possible vote de grève lors d'une réunion la semaine prochaine, ce que M. Lecce a qualifié d'escalade inutile, puisque l'ordre du jour de cette réunion a été établi avant même que le gouvernement ne dépose sa première offre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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