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La communauté se mobilise pour aider une mère algérienne hospitalisée à Winnipeg

Karim Mesbahi et Fatma Abed posent le 15 août 2022 devant le Centre des sciences de la santé de Winnipeg.

La fille et le gendre de Denia Bouchentouf, Fatma Abed et Karim Mesbahi, passent autant de temps que possible à ses côtés à l'hôpital.

Photo : Radio-Canada / Alexia Bille

Une Algérienne venue rendre visite à sa fille aînée et à sa petite-fille qu'elle n'avait pas vues depuis trois ans s'est retrouvée hospitalisée aux soins intensifs à Winnipeg. La communauté s'est mobilisée pour amasser des fonds pour couvrir les frais de son séjour hospitalier, qui se prolonge alors que les médecins tentent toujours d'établir un diagnostic.

Arrivée le 7 juillet en sol manitobain, tout allait bien pour Denia Bouchentouf jusqu'au 8 août. Subitement, la femme de 65 ans, qui pratique la médecine dans son pays, ne pouvait plus bouger son corps, ne répondait plus et souffrait d'un manque d'oxygène.

Elle a passé quelques nuits à l'Hôpital Saint-Boniface avant d'être envoyée aux soins intensifs du Centre des sciences de la santé de Winnipeg. Mme Bouchentouf y est toujours, et reprend tranquillement des forces.

Elle arrive maintenant à manger et à parler. Elle a encore des problèmes d'oxygène surtout quand elle dort. Elle a encore des moments d'hallucination et de délire. Les médecins sont dans le flou et ne savent pas encore ce qu'il en est concernant les hallucinations, raconte sa fille Fatma Abed.

Une photo d'archives de Denia Bouchentouf en Algérie.

L'Algérienne Denia Bouchentouf, en visite à Winnipeg, est hospitalisée depuis le 8 août.

Photo : Fatma Abed

Sa famille et ses proches doivent désormais faire face à une facture importante.

On a pris une assurance de 50 000 $. Une nuit à Saint-Boniface c'est 12 000 $, ici c'est sûr que c'est encore plus. Ça fait une semaine qu'elle est à l'hôpital. L'assureur m'a dit qu'il y a seulement cinq tests qui peuvent être couverts, explique le gendre de Mme Bouchentouf, Karim Mesbahi.

Une communauté solidaire

À ce jour, l'hospitalisation de Denia Bouchentouf a engendré une facture de plus de 37 000 $, selon la page de la campagne de sociofinancement qui a été lancée.

C'est, Merouane Abed, un ami de la famille, qui est à l'origine de l'initiative.

Vu les coûts exorbitants, entre amis on regardait les options et on s'est dit que la meilleure façon serait du sociofinancement.[...]Dans la communauté immigrante, c'est la crainte de tout le monde qu’un de vos parents vienne visiter et tombe malade et qu'on ait à payer une facture aussi élevée.

La campagne de sociofinancement a été partagée sur les réseaux sociaux, dans les communautés virtuelles immigrantes et algériennes du Manitoba, mais aussi de Montréal.

Lundi après-midi, elle avait récolté plus de 18 800 $.

M. Abed est même entré en contact avec un ami qui a une liste d’asso qui peuvent aider payer la facture hospitalière.

Il s'agit d'un élan de solidarité qui ravit la fille et le gendre de Denia Bouchentouf.

On a vraiment trouvé une communauté, je ne savais qu’on était aussi entouré que ça, je les remercie. Seul on ne pourrait pas [tout payer]. On est loin de notre famille et c’est notre deuxième famille, exprime Fatma Abed.

En attendant la sortie de l'hôpital de Denia Bouchentouf, sa fille Fatma Abed et son mari Mesbahi affrontent cette épreuve avec la force de leur foi. Ils remercient également la vie que leur être aimée soit toujours en vie alors qu'elle a vu la mort de près.

Avec des informations d'Alexia Bille et Maad Chaara

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