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Fuite de carburant près de l’île de Vancouver : le nettoyage sera difficile

Un bateau de plongée, dans une vue aérienne.

Une équipe de plongeurs intervient sur les lieux du naufrage, au large de l'île San Juan, pour sécuriser l'épave et retirer le carburant restant à bord.

Photo : Twitter U.S. Coast Guard Pacific Northwest

Radio-Canada

La Garde côtière des États-Unis (USCG), qui coopère avec la Garde côtière canadienne, continue son intervention près de l’île San Juan, à quelques kilomètres du Grand Victoria, après le naufrage d’un bateau de pêche qui a mené au déversement de près de 10 000 litres d’hydrocarbures.

Selon l’USCG, l'Aleutian Isle, qui a coulé samedi dans les eaux de l'État de Washington, transportait plus de 9400 litres de diésel et environ 400 litres d’huile de transmission et de liquide hydraulique. Des images aériennes montrent une couche iridescente de carburant qui s’étend sur plus de 2 kilomètres de long.

Selon le consultant de Victoria Gerald Graham, spécialiste des interventions en cas de fuite d’hydrocarbure, ce déversement sera impossible à nettoyer en raison de la légèreté du diésel, qui rend sa collecte très difficile.

En pleine mer, il n’y a à peu près rien qu’on puisse faire parce que l’essence va passer au-dessus ou en dessous d’une barrière flottante, dit-il.

Gerald Graham affirme que la meilleure solution est de bloquer la fuite directement sur le bateau et de siphonner le restant du carburant autour de l’épave.

Le professeur en sciences marines à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski Émilien Pelletier indique de son côté que le fait que le déversement est surtout composé de diésel est moins dramatique que [si c’était] du pétrole brut ou du bitume.

Il va avoir tendance à s’évaporer en grande partie, explique l’expert. C’est déjà un bon élément.

Émilien Pelletier ajoute toutefois qu’une partie de ce qui a fui se retrouvera sans doute sur les côtes et aura un impact sur la flore et la faune marine à proximité du naufrage.

Pas de berge canadienne touchée

La porte-parole de la Garde côtière canadienne, Michelle Imbeau, déclare qu’aucune berge n’a été touchée au Canada.

La Garde côtière continue à étudier la situation aujourd’hui depuis les airs et depuis la mer, afin de déterminer jusqu’où le film d’hydrocarbure s’est répandu, écrit-elle dans un courriel.

Un point rouge sur une carte indique que le bateau de pêche à coulé près de Sunset Point, au large de l'île San Juan.

Le bateau de pêche a coulé près de Sunset Point, au large de l'île San Juan.

Photo : Google Maps

La fuite avait d’abord soulevé des inquiétudes concernant les épaulards résidents du Sud, une espèce menacée qui se déplace dans la mer des Salish.

Cependant, selon l’USCG, des chercheurs ont repéré les orques à l’ouest de Port Angeles, dans l’État de Washington, lorsque le bateau a coulé, dans un endroit relativement éloigné de la fuite.

Le très fort achalandage des détroits et des îles qui séparent l’île de Vancouver du continent, en raison de l’importante population de la région, augmente les risques que ce genre d’événements se produise, explique Émilien Pelletier.

Ce n’est pas totalement inévitable, mais il faut se rendre compte que ça fait partie d’une très forte activité maritime dans cette région, dit-il.

Avec les informations de Phare Ouest et de The Early Edition

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