•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

1000 logements : la mairesse Julie Dufour plaide pour la densification du centre-ville

un stationnement et des véhicules récréatifs

Le terrain de la zone ferroviaire sert actuellement de stationnement.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Radio-Canada

La mairesse de Saguenay, Julie Dufour, maintient le cap sur son projet de construction de 1000 logements sur la zone ferroviaire de Chicoutimi, face à l’opposition qui s’organise.

Dans un communiqué envoyé aux médias lundi après-midi, elle souligne que l’objectif du projet est de densifier le centre-ville de Chicoutimi.

Dans un contexte où nous devons trouver des solutions innovantes pour améliorer l’attractivité de notre ville, le projet d’aménagement de la zone ferroviaire vient accroître la compétitivité de Saguenay, particulièrement dans un contexte de rareté de main-d’œuvre. Au-delà du chiffre de 1000, l’objectif est clair : densifier le centre-ville, a commenté Julie Dufour.

Elle a cependant indiqué que le nombre de logements sera déterminé dans le cadre du concept d’aménagement, dont l’appel d’offres a été lancé récemment et qui se terminera vendredi.

« Une fois le concept d’aménagement de la zone ferroviaire approuvé par l’ensemble des acteurs concernés, nous pourrons aller en appel de projets avec les promoteurs. L’étape préalable est essentielle et nous aidera à déterminer le nombre de logements, la dimension des bâtiments, les espaces verts, etc. »

— Une citation de  Julie Dufour, mairesse de Saguenay

Le travail se fera de concert avec les élus. Ainsi, nous aurons décidé des paramètres souhaités en partenariat avec les élus de l’arrondissement de Chicoutimi, a-t-elle ajouté.

La mairesse en entrevue.

La mairesse de Saguenay, Julie Dufour

Photo : Radio-Canada

Le terrain, qui sert présentement de stationnement, sera décontaminé grâce à une enveloppe de 10 M$ fournie par Québec. Il sera offert ensuite gratuitement, en tout ou en morceaux, à des promoteurs privés.

Julie Dufour dit cependant comprendre les craintes de certains citoyens face au projet.

Les logements seront entre autres attribués à des étudiants, des étudiants internationaux et des travailleurs temporaires, a-t-elle précisé, dans un communiqué transmis par la nouvelle directrice des communications de son cabinet, Stéphanie Fortin, qui a quitté en mai le cabinet de la ministre Andrée Laforest.

De l'opposition

Julie Dufour réagissait ainsi à la mise sur pied d’un regroupement, la Coalition avenir Chicoutimi, qui soutient que l’administration municipale ne tient pas compte d’une consultation auprès de 2000 citoyens et organismes concernant le développement du secteur.

Elle a été formée par deux résidents de l’arrondissement, Michel Julien et Cathy Fortin.

On fait fi de la consultation qui a été faite en 2019, comme si elle n’avait jamais existé. Il y a des gens qui ont travaillé très fort pour pouvoir en arriver à cette consultation. L’arrondissement a approuvé ce projet-là. Maintenant, on le rejette du revers de la main pour décontaminer un terrain qui nous appartient, un des plus beaux terrains, et le donner à un promoteur privé et nous faire un mur de Fermont sur la zone ferroviaire. Je trouve ça complètement aberrant, a déploré la porte-parole Cathy Fortin lors d’une entrevue accordée à l’émission C’est jamais pareil.

Une femme devant un stationnement à étages.

Cathy Fortin est la porte-parole du groupe Coalition avenir Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada

Le groupe estime que d’autres terrains appartenant à la Ville seraient plus adéquats pour construire ces logements.

La consultation avait été tenue après que l’ex-mairesse Josée Néron eut d’abord présenté un projet d’aréna au centre-ville de Chicoutimi, qui avait été rejeté.

Lors de la dernière campagne électorale, elle a proposé de nouveau un amphithéâtre de 40 M$, mais c’est Julie Dufour, et sa promesse des 1000 logements, qui a finalement remporté l'élection.

Le centre-ville de Chicoutimi avec la zone ferroviaire derrière.

Le centre-ville de Chicoutimi et la zone ferroviaire à l'arrière.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Une promesse irréaliste, selon Jean-Marc Crevier

Le conseiller municipal Jean-Marc Crevier estime également que le projet ne tient pas la route. Pour lui, il s'agissait d'une promesse électorale irréaliste.

Au micro de l'émission Place publique, l'élu jonquiérois a dit estimer que d'autres endroits au centre-ville seraient plus appropriés pour créer de nouveaux logements abordables.

« Je ne remets pas en doute le besoin de logements à Saguenay. Est-ce qu’on a besoin de 1000 logements, est-ce qu’on a besoin de faire 1000 logements dans la zone ferroviaire? Pour moi, premièrement, je n'y crois pas, puis ça serait une erreur monumentale. »

— Une citation de  Jean-Marc Crevier, conseiller municipal

Des citoyens divisés

Lundi, des passants rencontrés par Radio-Canada avaient des opinions divergentes.

Je trouve qu’on devrait laisser les choses comme ça, parce que je trouve qu’il y a déjà beaucoup de béton, beaucoup de bâtiments derrière, c’est inutile d’en mettre plus, a d'abord dit une dame.

Ça va aider au marché des logements pour l’instant, parce que là, il n’y en a pas beaucoup. Il n’y en a pas tant que ça en fait, c’est sûr que ça va aider dans la région, certainement, et c’est bien situé en plus, a poursuivi une autre.

L’opinion contraire était aussi présente. Je trouve que c’est quand même un beau coin, qu’on pourrait laisser un peu comme ça, a indiqué une troisième dame.

Je ne peux pas dire oui, je ne peux pas dire non. Si on pense aux gens qui n’ont pas de logement; mais d’un autre côté, c’est beau ça, ici, ce coin-là, a dit pour sa part un homme interrogé.

Avec les informations de Nicolas St-Pierre, de Myriam Gauthier, de Mireille Chayer de Katya D'Amour

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !