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L’Université nomade étudie la sécurisation culturelle en contexte autochtone

Le Pavillon des Premiers-Peuples de l'UQAT à Val-d'Or.

Le Pavillon des Premiers-Peuples de l'UQAT à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

L’UQAT reçoit la 17e Université nomade cette semaine au Pavillon des Premiers-Peuples de son campus de Val-d’Or.

Il s’agit d’un retour, après deux années d’absence, de ce programme de formation intensive sur les enjeux et les réalités autochtones, organisé par l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et le Réseau DIALOG en collaboration avec différents partenaires, dont l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), qui la reçoit pour une cinquième fois.

« C’est l’UQAT qui est l’hôte de cette Université nomade, qui est en fait un cours intensif de cinq jours qui nous permet de décortiquer, d’aller en profondeur sur un sujet précis, et cette fois-ci, c’est sur la sécurisation culturelle, un terme dont on entend quand même parler depuis quelque temps. »

— Une citation de  Suzy Basile, professeure à l’École d’études autochtones de l’UQAT

Selon elle, plusieurs institutions gouvernementales se sont lancées dans la sécurisation culturelle avec une certaine urgence, parce qu’il y a beaucoup de chemin à faire.

Nous, on a voulu prendre un petit pas de recul et s’interroger sur la genèse, sur les fondements. C’est quoi ça, la sécurisation culturelle, d’où ça vient et comment c’est interprété aujourd’hui? Parce qu’il y a quand même une différence entre ce principe autochtone maori, qui vient de la Nouvelle-Zélande, et la manière dont il est appliqué aujourd’hui. Donc, on fait un peu un retour sur ce qu'est la sécurisation culturelle pour en avoir une meilleure compréhension, fait valoir Suzy Basile.

La professeure Basile.

La professeure de l'École d'études autochtones de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Suzy Basile.

Photo : Gracieuseté : Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)

Équipe multidisciplinaire

Une équipe multidisciplinaire a été mise sur pied pour offrir les enseignements, en collaboration avec Mme Basile et sa collègue Ioana Radu, de l’UQAT, ainsi que les professeures Carole Lévesque et Nancy Wiscutie-Crépeau, de l’INRS.

Nous avons des intervenants dans le milieu de l’éducation et de la santé qui seront avec nous, dont le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or et des intervenants du milieu de l’éducation de la région de Sept-Îles, donc chez les Innus. Et nous avons aussi une journée qui portera plus précisément sur des projets de recherche de l’université, ici même, précise Suzy Basile.

Les savoirs autochtones et les savoirs scientifiques sont alors mis à profit. En tout, une soixantaine de participants, dont 28 étudiants inscrits au 1er, 2e ou 3e cycle universitaire à l’UQAT ou à l’INRS approfondiront donc cette question durant toute la semaine. Ils pourront obtenir des crédits dans leur programme d’études, après la remise de leurs travaux, qui se fera dans un deuxième temps.

Depuis sa création en 2007, l’Université nomade a été organisée dans quatre pays, soit le Canada (Québec), la France, l’Italie et le Mexique.

La bourse Joyce Echaquan

Jeudi, on annoncera aussi la lauréate de la seconde bourse Joyce Echaquan, octroyée conjointement par le Fonds de recherche du Québec, l’UQAT et l’INRS. Il s’agit d’une bourse d’études de 36 000 $ sur deux ans destinée à une étudiante autochtone de niveau maîtrise inscrite à l’UQAT ou à l’INRS.

Nous avons eu, avec la famille de Joyce Echaquan, différentes discussions et elle nous a dit : allez-y, faites en sorte que des étudiants et étudiantes puissent se pencher sur ces enjeux, puissent faire un pas d’avant au Principe de Joyce développé par les instances atikamekw après le décès de madame Echaquan, souligne Suzy Basile.

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