•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plusieurs dizaines de postes d’enseignants sont toujours à pourvoir au Nunavut

L’école secondaire Maani Ulujuk de Rankin Inlet, en août 2020.

Environ 90 enseignants manquent toujours à l’appel, ce qui touche plusieurs écoles du Nunavut. Cette photo montre l'école secondaire Maani Ulujuk, à Rankin Inlet.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Radio-Canada

D’Arctic Bay à Whale Cove, en passant par Taloyoak, lundi marque le jour de la rentrée scolaire dans 13 des 25 communautés du Nunavut. Cependant, environ 90 enseignants manquent toujours à l’appel, ce qui touche plusieurs écoles du territoire.

Face à cette pénurie de personnel, le ministre adjoint de l’Éducation, Abraham Solomon, indique que le Ministère a rencontré les responsables des administrations scolaires de district, qui sont chargées de la gestion des écoles, pour faire le point sur la situation.

Ce dernier attribue le nombre de postes vacants à la pénurie nationale d'enseignants. Nous faisons de notre mieux au sein du Ministère pour faire ce que nous pouvons, dit-il.

La porte-parole du Ministère, Sandi Chan, dit par ailleurs que le nombre de postes d’enseignants vacants est à son plus élevé en 2022, comparativement aux quatre dernières années.

En août 2018, le Ministère dénombrait 51 postes vacants, contre 46, en août 2019, 24, en août 2020, et 52, en juillet 2021.

Au mois de juin 2020, les administrations scolaires de district disposaient de 655 enseignants répartis dans chaque communauté du territoire.

Remédier à la pénurie

Abraham Solomon affirme que le ministère de l'Éducation travaille d’arrache-pied pour résoudre la situation actuelle et que trois options sont actuellement à l'étude, dont le recours à des enseignants suppléants.

Une des autres options étudiées est l’octroi de lettres d'autorisation qui permettraient à des personnes sans qualifications formelles d'enseigner. Ces enseignants seraient affectés aux classes de niveau inférieur.

Cela nous donne la flexibilité de faire venir des enseignants qui n'ont pas réellement les qualifications en enseignement, explique Abraham Solomon.

« Nous allons nous assurer que les portes sont ouvertes. »

— Une citation de  Abraham Solomon, ministre adjoint de l’Éducation du Nunavut

Il ajoute que les enseignants pourraient aussi être amenés à devoir enseigner dans un autre niveau pour éviter la fermeture de l’école. De cette manière, des enseignants pourraient enseigner à une classe de 2e année un jour et à une classe de 3e année le lendemain.

Ce scénario déplaît toutefois au président de l’Association des enseignants du Nunavut, Justin Matchett, qui croit que ce type de situation exercerait une grande pression sur le personnel enseignant.

Abraham Solomon affirme que le ministère de l'Éducation tente toujours de trouver d’autres pistes de solutions avec les administrations scolaires de district pour remédier à la pénurie d’enseignants.

Avec les informations de Jane George

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !