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Plus de mariages en Abitibi-Témiscamingue, mais moins qu’avant la pandémie

Des mariés qui s'embrassent.

Bertrand Fortin et Myriam Desbiens se sont mariés le 22 mai dernier, après deux ans d'attente.

Photo : Gracieuseté

Pour la première fois depuis 2020, les mariages peuvent être célébrés sans restrictions cet été. Et si beaucoup plus de gens sont allés aux noces dans la région, on est encore loin de la vitesse de croisière prépandémique.

La levée tardive des mesures et l’incertitude pourraient expliquer cette lente reprise. Ce n’est que depuis le 12 mars que les rassemblements intérieurs sont permis sans limite du nombre d’invités. Le port du masque n’est quant à lui plus obligatoire depuis le 14 mai. Or, il faut de nombreux mois pour préparer un mariage.

Dans le grand diocèse d’Amos, qui s’étend de Chibougamau à La Sarre en passant par Amos et Val-d’Or, on devrait célébrer un total de 24 mariages cette année. Il y en avait eu neuf l’an dernier et sept en 2020, mais ça demeure la moitié des 49 mariages de 2019. Déjà, 19 couples prévoient toutefois unir leurs destinées dans le diocèse en 2023.

Il y a une reprise qui est lente. On demande un minimum de six mois, et moi, je préfère même une année, le temps de rencontrer les personnes, pour faire leur préparation au mariage. Il y en a que c’était décidé depuis un moment. Parmi ceux que j’ai célébrés, il y en a qui m’ont dit : "Peu importe les mesures, nous nous marions. Si on ne peut avoir beaucoup d’invités, on vivra avec. Si les mesures sont élargies et qu’on peut avoir un bon nombre d’invités, ça ira", explique l’abbé Raymond Martel, vicaire général du diocèse d’Amos et curé des paroisses Christ-Roi et Sainte-Thérèse-d’Avila à Amos.

L'abbé Martel sourit à la caméra.

L'abbé Raymond Martel, vicaire général du diocèse d'Amos

Photo : Gracieuseté

Le portrait est similaire dans la paroisse-cathédrale Sainte-Trinité de Rouyn-Noranda, où six ou sept mariages seront célébrés en tout cette année, contre une douzaine en temps normal.

« Ce sont des inscriptions qui étaient faites depuis longtemps, reconnaît l’abbé Robert Charron, modérateur de l’équipe pastorale. Quelques-unes des inscriptions s’étaient désistées en cours de route, les gens ont dit : "On ne se marie pas". Mais il y a des gens qui ont décidé de continuer. Ce que je constate présentement, c’est que les gens sont contents, ils sont heureux de pouvoir se marier. Et ce que j’ai comme constat aussi, c’est qu’il y a des gens assez jeunes, des gens dans la vingtaine qui demandent à se marier », fait-il observer.

L'abbé Charron dans son bureau, souriant à la caméra.

L'abbé Robert Charron, modérateur pastoral pour la paroisse-cathédrale Sainte-Trinité de Rouyn-Noranda

Photo : Gracieuseté

Les astres se sont alignés

La situation décrite par l’abbé Martel s’applique précisément à Myriam Desbiens et Bertrand Fortin, qui se sont mariés le 22 mai dernier. Les Valdoriens repoussaient leur mariage depuis 2020, parce qu’ils souhaitaient prononcer leurs voeux devant les membres de leurs grandes familles. Résignés, l’hiver dernier, ils ont finalement décidé de marcher vers l’autel cette année, peu importe les mesures sanitaires qui seraient en vigueur.

Quelques semaines après avoir décidé ça, on a vu les annonces, qu’il n’y aurait plus de masques et tout ça. On s’est dit bon, qu’est-ce qu’on fait? Est-ce qu’on essaie de voir si on peut agrandir l’événement? Je pense que les étoiles étaient alignées. On a été chanceux. On a trouvé un endroit. Les demandes pour avoir un célébrant, ça s’est fait relativement rapidement. Tout s’est aligné et on a eu un super bel événement, pas de masques, avec 75 personnes, raconte Mme Desbiens.

Des mariés posant à l'extérieur, dans la nature, près de sapins.

Bertrand Fortin et Myriam Desbiens, le jour de leur mariage.

Photo : Gracieuseté

Moins de réceptions

La reprise s’est révélée encore plus lente dans certains établissements, comme à l’Hôtel des Eskers d’Amos, qui a accueilli beaucoup moins de réceptions qu’avant la pandémie.

C’est catastrophique! Normalement, les mariages, c’est toutes les fins de semaine de l’été. Les samedis soirs et parfois même les vendredis soirs. Cet été, j’ai quatre mariages, soit à peu près un par mois. Dans les deux dernières années, on n’en avait pas fait du tout. C’était compliqué avec la COVID, les masques, la distanciation. On est très pointilleux, parce qu’on a quand même le restaurant ici et la résidence pour personnes âgées, indique le directeur général Luc Nolet.

Ce dernier est toutefois déjà convaincu qu’il connaîtra une meilleure saison en 2023. Je pense que des réservations, à date, j’en ai déjà plus pour l’année prochaine que ce qu’on a eu pour l’été qui se termine, précise-t-il.

Photo extérieure de l'Hôtel des Eskers d'Amos.

L'Hôtel des Eskers d'Amos

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Les DJ débordés

La situation est toute autre pour Yves Dumulon, qui anime des mariages partout dans la région. Il n’a eu aucun mal à remplir son calendrier cet été.

Si j’avais voulu, j’aurais probablement eu des mariages toutes les fins de semaine. J’avais déjà deux mariages prévus en 2020 qui avaient été reportés en 2021, puis à cet été. J’en ai pris quelques autres, mais il faut croire que je me suis habitué à avoir des fins de semaine libres ici et là, confie-t-il.

Photo en noir en blanc d'Yves Dumulon assis devant un ordinateur et un panneau de son en train de mixer de la musique.

Les mariages tiennent le DJ Yves Dumulon passablement occupé cet été.

Photo : Graiceuseté d'Yves Dumulon.

Selon M. Dumulon, les animateurs comme lui ont eu du mal à répondre à la demande cette année.

Étant donné qu’il y en a qui ont reporté et qui avaient déjà réservé leur DJ, et qu’il n’y a pas nécessairement plus de DJ en région, ç'a fait en sorte, si on veut, de condenser trois années en une. Je pense que la demande est plus grande qu’une année normale, estime-t-il.

Mariages religieux dans le diocèse d’Amos

Il y a eu 66 mariages religieux dans le diocèse d'Amos en 2016, 59 en 2017, 58 en 2018, 49 en 2019, 7 en 2020, 9 en 2021 et 24 en 2022.

Source : Diocèse d’Amos

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