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Des réfugiées afghanes à Edmonton se penchent sur l’année vécue après la prise de Kaboul

Des dizaines de personnes attendent devant et sur le dessus d'un avion à l'aéroport de Kaboul.

Des milliers d'Afghans ont tenté de fuir l'Afghanistan par l'aéroport de Kaboul après la prise de pouvoir des talibans en août. (Archives)

Photo : (Wakil Kohsar/AFP/Getty Images)

Radio-Canada

Des réfugiées afghanes établies à Edmonton racontent la prise de leur pays par les talibans il y a un an et décrivent leur situation actuelle.

Durant la dernière année, 17 300 Afghans sont venus s'installer au Canada. Ottawa s’est fixé l'objectif d’en accueillir 40 000, mais estime que cela pourrait prendre encore deux ans. Un peu plus de 4100 réfugiés afghans sont venus s'installer en Alberta, selon le ministère fédéral de l'Immigration.

Karima Delijam, âgée de 32 ans, est arrivée à Edmonton en janvier 2022 avec son mari et sa fille de 14 ans, Soraya Yasa. Leur famille a fui le régime des talibans lorsque l'Afghanistan est tombé entre leurs mains, le 15 août 2021.

Elle se souvient de cette journée fatidique et des foules de personnes terrorisées. Les gens couraient vers leur maison. Ils s’enfuyaient vers leur maison et les les klaxons des voitures [étaient] assourdissants raconte-t-elle.

Karima Delijam avec sa fille Soraya Yasa.

Karima Delijam est avec sa fille et son mari à Edmonton. Des membres de sa famille élargie sont encore coincés en Afghanistan.

Photo : Radio-Canada / Travis McEwan

Elle dit avoir reçu du soutien et des marques de gentillesse de la part des habitants du quartier West Edmonton où sa famille s'est installée.

En ce moment, Karima Delijam pense que la situation dans son pays se dégrade de plus en plus, mais elle essaye de garder espoir pour l'avenir de son pays natal.

Pour d'autres réfugiés, l'installation au Canada n’a pas été chose facile. C’est le cas de Taiba Atimadi, âgée de 20 ans, qui s’est elle aussi établie à Edmonton en janvier dernier.

Les membres de sa famille attendent toujours de recevoir leur résidence permanente. Il est difficile pour elle de commencer des études parce que, sans preuve de résidence permanente, aucune école n’est prête à l’accepter.

Aider les femmes et les filles à s'instruire

La prise du pouvoir par les talibans est considérée comme une crise pour les droits de la personne, notamment pour les femmes, mais aussi pour les minorités religieuses et ethniques du pays.

Un groupe de réfugiés afghans, dont font partie Karima et Taiba, demande au gouvernement du Canada et à des groupes humanitaires de fournir de l'aide sous forme de bourses et de dons aux femmes et aux filles afghanes qui se mettent en danger en poursuivant des études supérieures.

Avec les informations de Travis McEwan

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