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Peu de feux et d’algues bleues dans le Nord-Est de l’Ontario : « Nous avons été chanceux »

Des avis de floraison d'algues bleu-vert sont installés sur cinq plages du lac Ramsey, dans le Grand Sudbury.

Les avis de floraison d'algues bleu-vert comme celui-ci ont été rares cet été dans le Grand Sudbury. (archives)

Photo : Radio-Canada / Claude Gagnon

Radio-Canada

Si la saison relativement calme des feux de forêt et le faible nombre de floraisons d’algues bleu-vert dans le Nord-Est de l’Ontario peuvent être perçus comme de bonnes nouvelles à court terme, les résidents de la région doivent se préparer à des étés avec plus d’événements météorologiques extrêmes, selon David Pearson, professeur émérite de l’Université Laurentienne.

Il y a eu 187 feux de forêt dans le Nord de l’Ontario depuis le début de la saison, comparativement à 1097 à la même date l’an dernier, une année record à plusieurs points de vue.

Pour la période du 1er avril au 14 août, la moyenne des 10 dernières années est de 699 incendies.

Vue aérienne d'un feu de forêt.

Le Nord-Ouest de l'Ontario comptait plus de 100 feux actifs au début du mois d'août 2021.

Photo :  Services d'urgence, d'aviation et de lutte contre les feux de forêt de l’Ontario

M. Pearson affirme toutefois que les changements climatiques risquent d’allonger la saison des feux.

Lorsque les équipes de pompiers forestiers recrutaient il y a 10 ou 15 ans, c’était souvent du côté des étudiants universitaires, raconte le professeur émérite.

De nos jours, lorsque les étudiants universitaires reprennent les cours, la saison des feux se poursuit en septembre, ce qui n’était pas le cas avant.

« Il peut donc être un peu prématuré de dire que nous sommes hors de danger concernant les feux de forêt à la mi-août. »

— Une citation de  David Pearson, professeur émérite de l'Université Laurentienne

Il affirme aussi que les inondations, causées par des tempêtes, pourraient survenir de plus en plus tard pendant l’année.

Cet été a été très, très différent, affirme le professeur Pearson.

Il souligne qu’environ le tiers des incendies de forêt sont causés par des erreurs humaines, par exemple des personnes qui éteignent incorrectement un feu de camp.

C’est possible qu’une partie de l’explication [du plus petit nombre de feux] soit que les gens sont plus prudents avec leurs mégots de cigarette, le brûlage de boîtes de carton et leurs feux de camp, précise-t-il.

« C'est donc peut-être encourageant. Mais il y a aussi un aspect météorologique, je pense. Et nous devrions nous dire que nous avons été chanceux. »

— Une citation de  David Pearson, professeur émérite de l'Université Laurentienne

L’été 2022 dans le Nord de l’Ontario a été en général plus frais et humide que l’été 2021.

Des conditions idéales à la plage cet été

Les amateurs de baignade du Grand Sudbury ont pu remarquer qu’il y a eu peu de fermetures de plage cet été en raison de floraison d’algues bleu-vert.

Santé publique Sudbury et districts a signalé une seule éclosion en juillet.

Dans les dernières années, il pouvait y avoir des panneaux pour avertir le public de la présence d’algues bleu-vert à la plage principale du lac Ramsey pendant plusieurs semaines.

Le chercheur Charles Ramcharan, anciennement directeur de l’école d’environnement de l’Université Laurentienne, explique que l’eau plus froide et le temps venteux empêchent les floraisons.

Charles Ramcharan pose pour une photo.

Charles Ramcharan, professeur en environnement à l'Université Laurentienne.

Photo : Radio-Canada / CBC/Samantha Samson

Les gens devraient sortir et en profiter, a-t-il déclaré. Vous pouvez nager sans avoir à vous en soucier. C'est un bon été pour la baignade.

M. Ramcharan affirme toutefois que les Nord-Ontariens devront s’habituer à la présence de floraisons d’algues bleu-vert.

« Ces floraisons vont être plus fréquentes. Elles vont être plus longues, et elles vont arriver plus tôt dans l'année. Elles vont rester plus tard dans l'année. »

— Une citation de  Charles Ramcharan, chercheur en environnement

Le chercheur ajoute que la population devra s’adapter, et qu’il faudra contrôler le plus possible les niveaux de phosphore, un des principaux nutriments qui alimentent les floraisons.

Avec les informations de CBC

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