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Une reprise des activités difficile, mais réussie pour le camp Claret

Des résidents du camp Claret font de la planche à voile.

Le camp Claret se déroule sur les berges du lac Elgin, à Stratford.

Photo :  Facebook

Radio-Canada

Le camp Claret de Stratford a repris ses activités cet été après deux ans de pandémie. Malgré une baisse d'inscription, les organisateurs disent « mission accomplie ».

Ce sont 900 enfants de 7 à 16 ans qui se sont inscrits cet été, soit 100 de moins qu'à l'habitude. Les inscriptions se font habituellement début janvier, et il y avait encore une certaine crainte à ce moment-là si cela allait ouvrir ou non. Cela a commencé plus lentement, explique le directeur général Saint-Maurice. Mais on s'y attendait.

Le camp s'est aussi heurté à la pénurie de main-d'oeuvre, et a dû travailler d'arrache-pied pour recruter des employés : sur 45 moniteurs, 32 sont nouveaux.

C'est deux ans de pause, donc tout le monde a vieilli de trois ans depuis le dernier séjour, explique le directeur général. Habituellement, 50 % de nos moniteurs et de nos campeurs reviennent.

Des jeunes et leurs moniteurs mangent leurs repas.

Le camp Claret a repris ses activités après deux ans d'absence.

Photo : Radio-Canada

Le camp a toutefois pu compter sur d'anciens campeurs ou d'anciens moniteurs pour venir donner un coup de main, tout simplement pour assurer que le camp puisse tenir l'ensemble de ces activités. C'est le cas de Pauline Morasse, qui est ingénieure chimiste.

« Quand j'ai vu qu'il manquait de moniteurs, je me suis dit qu'il fallait vraiment que je vienne aider parce qu'il faut faire vivre cette expérience-là aux jeunes, malgré la pandémie qui nous a arrêtés pendant deux ans.  »

— Une citation de  Pauline Morassa, monitrice

Charles Grenier, propriétaire de trois restaurants à Sherbrooke, a aussi décidé de passer ses deux semaines de vacances comme moniteur. Je le fais surtout pour les jeunes. Je dirais que c'est leur moment à eux durant l'été. Ils profitent de ces deux semaines-là. Ce serait plate qu'il y ait une vingtaine de jeunes qui ne puissent pas venir par manque de moniteurs, explique-t-il.

Quand on est attaché, on est attaché longtemps, souligne Charles Saint-Maurice.

Une reprise qui valait la peine

Reprendre les activités après deux ans de pandémie était un grand défi, admet l'administratrice Pauline Rondeau, mais le jeu en valait la chandelle, soutient-elle. L'éducation des jeunes par le plein air, c'est quand même très important. On parle de notre jeunesse, de l'avenir, affirme-t-elle.

Ces efforts semblent par ailleurs avoir été très appréciés par les jeunes, comme Sarah-Jade, 13 ans. Les gens ici sont vraiment dynamiques. J'ai appris plein d'affaires qui me seront utiles dans la vie plus tard.

Des enfants escaladent un mur au camp Claret. Ils sont supervisés par des moniteurs.

Les valeurs du camp Claret sont restées les mêmes, malgré la mort du fondateur.

Photo : Radio-Canada

Charles Saint-Maurice soutient pour sa part que malgré la mort de son fondateur, le père Carmel Lerma, le camp a gardé la même formule qui l'a fait connaître.

Le père Carmel, c'est son rêve, le camp. C'est l'âme du camp. C'est sûr qu'on partage le même rêve, mais c'est lui qui en était le cœur et je crois qu'il en est encore le cœur, mentionne-t-il. On voit toujours la même dynamique, malgré les changements de société. Une activité de canot, ce n'est pas juste une activité de canot. Il y a quelque chose sur nous-mêmes que l'on apprend à travers tout ça.

« Il y a quelque chose d'intemporel, même si le camp continue d'évoluer et qu'on continue d'offrir des services. Un jeune de 7 ans, 8 ans, 11 ans, ça reste un jeune de 7, 8, 11 ans, peu importe les époques. »

— Une citation de  Charles Saint-Maurice, directeur général du camp Claret

Avec les informations de Jean Arel et l'entrevue de Charles Saint-Maurice à Par ici l'info

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